Bastia 1-2 OM : revue de presse

Défaite au gout amer pour les bleus qui ne sont pas parvenus à rééditer les performances de Lorient, Lille et Toulouse. Revue de presse.

L'Equipe
Après une très bonne première période, l'OM a eu plus de mal par la suite mais mérite tout de même sa victoire, grâce à toute sa panoplie technique. Bastia, dominé, pourra toujours regretter un penalty non sifflé qui aurait pu changer le cours du match.

France Football
Trois jours après s'être incliné au Vélodrome devant Lorient (0-3), Marseille s'est imposé sur le terrain de Bastia (2-1). Les Phocéens reviennent à hauteur du PSG, deuxième à trois longueurs du leader lyonnais. (Photo Presse-Sports)
Après la gifle reçue face à Lorient (0-3) dimanche après-midi au Vélodrome, Marseille a su rebondir, ce mercredi soir, face à Bastia (2-1). Les Phocéens, dont les dirigeants étaient sous pression, se sont imposés, aux forceps, en Corse au terme d'un match ardemment disputé. S'ils ont globalement dominé la rencontre sur une pelouse en piteux état, les hommes d'Elie Baup, auteurs d'une très bonne première période, ont souvent manqué de réalisme dans la zone de vérité. Jusqu'au bout du temps additionnel, ils auront souffert.
Alors que Mathieu Valbuena (14e) et André Ayew, sur penalty, avaient permis à l'OM de prendre les devants au tableau d'affichage, les Corses, plus entreprenants au retour des vestiaires, ont réduit la marque par l'intermédiaire d'Anthony Modeste (82e). S'ils pourront nourrir quelques regrets, notamment à cause d'une action litigieuse sur laquelle Toifilou Maoulida aurait pu obtenir un penalty (65e), les hommes de Frédéric Hantz, bien qu'ambitieux, n'ont pas su trouver les ressources pour arracher le nul.

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L’herbe est toujours plus verte ailleurs, sauf à Bastia. Sur une pelouse dans un état déplorable, le SCB et l’OM ont tenté de faire le jeu mais ont vite compris que seul le résultat compterait. Surtout qu’en l’absence de supporters, en tribunes du moins, le spectacle n’était clairement pas une priorité. Cela n’a pas empêché Mathieu Valbuena, auteur d’une splendide volée pour ouvrir le score, et les siens de faire de leur mieux et de l’emporter, non sans trembler (2-1), prouvant ainsi qu’ils ont encore des ressources alors que beaucoup les annonçaient sur le déclin après la correction subie au Vélodrome contre Lorient trois jours plus tôt (0-3).
A l’issue de cette 17e journée de Ligue 1, et quel que soit le résultat de la rencontre entre Saint-Etienne et Bordeaux jeudi soir, les joueurs d’Elie Baup seront certes toujours troisièmes, mais ils auront rejoint le PSG avec 32 points. Et vu leurs récentes difficultés à enchaîner les bons résultats, c’est presque un miracle. "C’est bizarre. On passe par des victoires à l’extérieur et des défaites à domicile. Maintenant, il faut qu’on arrive à enchaîner", a constaté sur l’antenne de beIN Sport l’entraîneur phocéen, qui garde également en mémoire le faux pas de son équipe devant son public contre Lyon (1-4).
Le mérite de ses troupes aura été, cette fois, de bien entamer ce match dans un contexte de huis clos pas évident à gérer, même si les fans corses s’étaient réunis derrière la tribune sud du stade Armand-Cesari et se sont fait entendre, et ensuite de ne pas avoir craqué lorsque les Bastiais ont poussé pour égaliser. "Chaque fois, on se met dans des situations complexes. C’est très particulier de jouer à huis clos et une fois de plus, nous n’avons pas assez concrétisé toutes nos occasions", a pesté le coach marseillais. La domination des Olympiens a tout de même été logiquement récompensée au quart d’heure de jeu, Mathieu Valbuena trompant Landry Bonnefoi d’une reprise "à la Zidane" (1-0, 15e).
L’activité de Jordan Ayew, titularisé à la pointe de l’attaque, leur a ensuite permis de garder le contrôle des débats, le Ghanéen apportant de la profondeur dans le jeu et laissant peu d’occasions aux Bastiais de s’illustrer devant la cage gardée par Steve Mandanda. Il n’y a donc rien eu à redire quand l’OM a doublé la mise sur un penalty d’André Ayew (2-0, 70e), qui a vengé son frère Jordan fauché par le portier corse. Les hommes de Frédéric Hantz pourront toujours regretter la faute dans la surface olympienne sur Toifilou Maoulida, non-sanctionnée par M. Ennjimi (66e), ils n’avaient jusque-là rien montré de très intéressant.
Ce n’est que dos au mur qu’ils ont redressé la tête, Anthony Modeste trouvant le chemin des filets sur une passe au millimètre de Jérôme Rothen (1-2, 82e). "Je suis très déçu, car on aurait pu obtenir un résultat nul. Il y a un penalty sur moi qui n’est pas sifflé et sur l’action suivante, l’arbitre accorde un penalty cette fois pour Marseille. Ce sont des moments qui font basculer un match", a déploré Toifilou Maoulida, qui oublie qu’André-Pierre Gignac, à peine entré pour son retour après plusieurs semaines d’absence, a bien failli corser l’addition en faveur des Marseillais au bout du temps additionnel (90e+1, 90e+2).

Sport.fr
Dans une ambiance bizarre dans un stade sans public, l'Olympique de Marseille s'est imposé sans trembler devant Bastia (1-2). Valbuena, d'une superbe reprise de volée (15e), et A. Ayew sur penalty (70e), ont permis à l'OM de rebondir après la claque infligée par Lorient dimanche dernier (0-3), malgré la réduction de l'écart trop tardive de Modeste (82e). L'OM revient à hauteur du PSG au classement, à trois longueurs du leader, Lyon.
L'OM ne s'est pas laissé impressionner. Il y avait pourtant de quoi, dans un stade de Furiani vide, où régnait une atmosphère lourde. Condamné par la LFP à disputer cette rencontre à huis clos, Bastia pouvait tout de même compter sur le fervent soutien de son public, massé devant l'écran géant disposé à l'entrée du stade. Un public qui a accueilli les Marseillais à coup de pétards, avant de se faire entendre tout au long de la rencontre en chantant depuis l'extérieur. Pas de quoi perturber les joueurs d'Elie Baup, contraints de rapidement rebondir après l'humiliation infligée par Lorient au Vélodrome dimanche dernier (0-3). Une claque en partie effacée par les trois points ramenés de Corses (1-2), à l'issue d'une prestation maitrisée, qui a confirmé les capacités de l'OM à bien jouer quand il évolue à l'extérieur. Malgré les absences (Diawara, Cheyrou, Kaboré), Marseille s'est facilité la tâche en trouvant rapidement la faille. Meilleur passeur du championnat, Valbuena a ajouté un deuxième but à ses statistiques, d'une superbe reprise de volée à l'entrée de la surface (15e, 0-1).
Un but qui ne réveillait même pas Bastia. Peut-être perturbé par l'absence de leur public et pas aidés par une pelouse dans un état déplorable, les Corses se sont longtemps cassés les dents sur des Marseillais très bien en place. Valbuena, déjà (3e), J. Ayew (13e) ou A. Ayew (42e) ont tour à tour amené le danger sur le but bastiais, alors que l'OM aurait dû bénéficier d'un penalty pour une main volontaire de Harek sur un coup franc (22e). Bastia aurait également dû se voir offrir un penalty, la faute de Morel sur Maoulida dans sa surface étant oubliée par M. Ennjimi (65e). Ce dernier n'hésitait pas dans la foulée à cette fois siffler un penalty pour une faute, bien réelle également, de Bonnefoi sur J. Ayew (67e). Une décision qui mettait le feu aux poudres sur les bancs de touche, avec un début d'échauffourée mettant notamment en scène Frédéric Hantz et Loïc Rémy. A. Ayew parvenait toutefois à garder son sang-froid pour doubler la mise (70e, 0-2 sp).
Réveillés par ce deuxième but, les joueurs de Frédéric Hantz se montraient enfin dangereux. Mandanda s'imposait devant Modeste (76e), mais ne pouvait rien quelques minutes plus tard sur une nouvelle tentative de l'attaquant corse (82e, 1-2). Un réveil trop tardif toutefois pour remonter totalement le handicap de deux buts face à des Marseillais qui ont retrouvé pour l'occasion André-Pierre Gignac. Entré en jeu pour la fin de la rencontre plus de deux mois après sa fracture du pied, l'attaquant est même passé tout près de trouver la faille à deux reprises dans le temps additionnel.

Eurosport
Décidément, l’OM a du répondant. Après avoir été humilié par Lorient dimanche (0-3), Marseille a parfaitement réagi en s’imposant à Bastia (1-2), dans un match disputé à huis clos, grâce à un chef-d’oeuvre de Mathieu Valbuena (14e) et un penalty d’André Ayew (69e), contre une réalisation d’Anthony Modeste (82e). Un succès précieux pour l’équipe d’Elie Baup, puisqu’il lui permet de rester à la hauteur du PSG, toujours deuxième au classement, avec une meilleure différence de buts, et surtout de revenir à trois longueurs du leader lyonnais, tenu en échec sur sa pelouse par Nancy (1-1).
L’OM n’avait pourtant pas la tâche facile contre une équipe en net regain de forme ces dernières semaines, et toujours dangereuse et prolifique à domicile. Un peu comme Brest, que Marseille avait fait tomber pour la première fois chez lui (1-2) après avoir subi une autre claque à la maison, face à Lyon (1-4). Pour afficher encore une fois leur capacité de réaction, les Marseillais se sont appuyés sur une excellente première période, dominée de bout en bout face à des Corses dépassés, et privés de l’appui de leur public.
Mathieu Valbuena a concrétisé la supériorité de l’OM d’une volée somptueuse en pleine lucarne sur un centre de Morgan Amalfitano (1-0, 14e), mais l’addition aurait pu être plus sévère sans des parades de Landry Bonnefoi sur un coup franc de Valbuena (5e) et sur un duel face à Amalfitano (28e). Guère dangereux avant la pause, sinon sur un tir lointain de Sambou Yatabaré (41e), Bastia est revenu avec de meilleures intentions en deuxième période. Mais sans se créer de réelles occasions, même si un contact dans la surface entre Toifilou Maoulida et Jérémy Morel aurait pu occasionner un penalty (65e).
Ce penalty, c’est l’OM qui l’a obtenu, quasiment dans la foulée, après une faute de Bonnefoi sur Jordan Ayew. André Ayew n’a pas manqué l’occasion de le transformer pour donner un break d’avance aux Marseillais (0-2, 69e). Malgré ce coup de bambou, Bastia n’a pas relâché ses efforts. Et après une première tentative sortie par Steve Mandanda (79e), Anthony Modeste a été récompensé de ses efforts en réduisant la marque de près, sur un service inspiré de Jérôme Rothen (1-2, 82e). Une réaction bastiaise trop tardive pour empêcher l’OM de s’imposer et de rester au contact du duo de tête.

Football365
Pas de public, une pelouse catastrophique, un arbitre qui oublie un penalty juste avant d’en accorder un à l’OM (M.Ennjimi aurait pu également siffler un autre penalty auparavant à l’OM pour une main d’Ilan) : Bastia avait trop de handicaps mercredi soir pour dominer un Marseille solide et discipliné. Grâce à un bon Valbuena, les Marseillais ont vite pris un avantage décisif. Par la suite, une bonne gestion du match a suffi à l’OM pour conserver les trois points avant de faire une différence définitive sur un penalty d’André Ayew. Le but de Modeste sauvera juste l’honneur des Bastiais. Les Marseillais se rassurent après la claque reçue face à Lorient au Vélodrome et, mine de rien, reviennent au niveau du PSG et se rapprochent de Lyon. Les Bastiais, eux, ne profitent pas des mauvais résultats des équipes de derrière.

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