Claudio Beauvue : "renouer avec cet état d'esprit"

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C'est un match particulier que les joueurs devront livrer demain soir dans l'Aube et plus précisément Claudio Beauvue qui retrouvera un de ses anciens clubs. L'occasion pour le milieu offensif bastiais de faire le point avant cette 26ème journée.

C'est presque un match a 6 points qui se présente à vous demain ?
Exactement. C'est notre championnat, notre combat. Après cette défaite de Nice où tout le monde a été déçu, joueurs comme supporters, nous devons repartir. On a vraiment hâte de se racheter collectivement pour ramener des points de Troyes.

Que va t-il falloir comme qualités pour espérer quelque chose ?
Je dirai de réaliser ce que nous n'avons pas fait contre Nice, même si ils jouent dans une autre catégorie. On doit mettre plus de hargne, sentir que nous sommes une équipe qui ne veut pas lâcher. Après ce n'est pas facile et je ne dis pas qu'on lâche, bien au contraire. Mais parfois au cours des matchs, on ne sait pas pourquoi on n'a pas cette grinta. Même si Troyes jouera chez lui, on devra se faire sentir dans les duels et montrer qu'on veut gagner.

Comment avez-vous perçu la visite des supporters ?
Ca a été un bon échange avec eux. Ils nous ont livré leur ressenti et ce qu'ils pensaient du match de Nice. Ils ont eu le même constat que nous. Nous avons fait notre auto-critique individuellement et collectivement. Ce fut très positif et ils sont derrière nous. Après quelques jours la tête sous l'eau, ils sont repartis au combat comme nous.

Qu'avez vous pensé de ce stage à Monticello ?
Ca a été un stage pour se remettre d'aplomb, redevenir des guerriers et ne rien lâcher, tout en renouant avec cet état d'esprit qui est essentiel pour nous dans cette dernière ligne droit, mais surtout bien bosser et travailler.

Vous avez été déçu de l'ambiance de Furiani samedi dernier ?
Déçu, je dirais que l'ambiance n'a pas été telle que les années ou les matchs précédents, ce qui est normal car le public et les joueurs ont été privés du stade depuis pas mal de temps. Les résultats faisaient que tout le monde a été inhibé, ce qui a fait une ambiance bizarre où joueurs et public ne se sont pas lâchés. Il aurait peut-être fallu ce but pour libérer tout le monde mais malheureusement, il y a eu cette barre, des actions loupées... C'est resté plus calme que d'habitude.

C'est un match particulier pour vous face à votre ancien club et Jean-Marc Furlain qui jouent leur survie ?
Je connais très bien le club et le coach. J'ai déjà joué contre eux l'an passé et j'avais pris 6 points avec Châteauroux. J'espère faire pareil cette saison avec Bastia.
De leur côté, je pense que connaissant le coach, il va aborder ce match en voulant nous écraser, rester maitre chez lui et avec une philosophie de jeu pour nous faire courir. Ils aiment vraiment le jeu et le ballon, ce sera leur leitmotiv pour nous faire plier.

On a senti le groupe touché… C'était dur ?
Ca ne l'était pas, mais c'est plutôt mentalement qu'il faut remettre les choses d'aplomb et se libérer. On ne lâchera pas sur le terrain. À présent, il faut mettre Nice ce de côté en reprenant les bases pour les matchs à venir, se défoncer tous ensemble.

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