Era un cinque di maghju

dolu2012.jpg

C'était un cinq mai, le soleil s'éteignait, tombait déjà la nuit. C'était un cinq mai, un soir de notre vie.

Comme tous les ans, dirigeants, staff, joueurs, personnels et pensionnaires du centre de formation se retrouveront cet après-midi à 15h devant la stèle afin de saluer la mémoire des victimes de la tragédie du stade de Furiani survenue il y a déjà vingt-et-un an, le 5 mai 1992.

Une tribune provisoire s’effondrait alors avant la demi-finale de Coupe de France entre le Sporting Club de Bastia et l’Olympique de Marseille. Dix-huit personnes perdirent la vie et plus de 2 000 furent blessées.
Encore aujourd'hui, nous nous souvenons de ce drame, qui a marqué et marquera à jamais le football et la vie des Corses.

UN CI NE SCURDEREMU MAI

[tab: In corsu]
Era un cinque di maghju
Sentu sempre vucià
Si calava u ragiu
Annuttava digià
Era un cinque di maghju
In li nostri campà

Duve sò spaisate
Quelle voce à cantà
D'altre chì sò vultate
L'anu intese chjamà
Duve saranu andate
E so sciarpe à vulà

Indu e stelle turchine
O quale hè chì a sà
E campane latine
L'anu viste passà
È tante altre matine
Pienghjenu sempre avà

Era un cinque di maghju
Chì ùn si vole chjinà
Era un cinque di maghju
Perdunateci Ò Mà …

GF Bernardini
© AGFB Sarl

[tab: En français]

C'était un cinq mai
J'entends encore les cris
Le soleil s'éteignait
Tombait déjà la nuit
C'était un cinq mai
Un soir de notre vie

Dans quel pays sont-elles
Ces voix qui se sont tues
Se souviennent encore d'elles
Celles qui sont revenues
Mais où donc volent-elles
Leurs écharpes perdues

Dans ces étoiles bleues
Ou ailleurs qui le sait
Les cloches dans leurs adieux
Les ont vues s'en aller
Tant d'aubes dans nos yeux
Ne cessent d'en pleurer

C'était un cinq mai
Qui ne veut s’effacer
C'était un cinq mai
Oh Mères
Pardonnez …

GF Bernardini
© AGFB Sarl

Furiani le 5 Mai 1992 par SportingClubBastia

À lire également

Ricevete a lettera