"Pistellu" comme chez lui à Bonal

IMG_7987.jpg

Le drapeau bleu frappé de la Testa Mora est bien de retour en Ligue 1 après sept ans d'absence et une décennie de déceptions. Porté fièrement par un groupe de valeurs, il se hisse ce soir en tête du championnat grâce à une victoire arrachée avec les tripes.

Ce succès, les joueurs de Frédéric Hantz ont été le chercher avec hargne et courage, prouvant ainsi que rien n'est jamais perdu. Car après une journée chaotique, il y avait bien de quoi s'interroger sur l'état de fraicheur des troupes, qui -en principe- ne devaient pas peser bien lourd face a des lionceaux prêts à les dévorer devant leur public.
C'est d'ailleurs le chemin qu'empruntèrent rapidement les bastiais au bout d'un quart d'heure de jeu, laissant tout le loisir à Privat de catapulter le cuir au fond des filets suite à un corner tiré par l'ancien niçois Roudet.
Les choses étaient bien mal engagées. Les sochaliens passèrent même tout près d'assommer les bleus dans la foulée, mais Doubai ratait l'immanquable dans la surface de vérité. Signe du destin ?
En tous cas, le Sporting n'abdiquait pas. Bien qu'un peu brouillon, il tentait d'imposer sa griffe dans l'entre-jeu et donnait quelques frissons à Bonal juste avant la pause sur une tête de Palmieri qui effleurait la cage gardée par Cros.
Ce n'était que partie remise. Au retour des vestiaires, les Lions de Furiani ne tardaient pas à asphyxier leurs adversaires. L'heure de jeu arrivait. Tout près de trouver la faille une première fois, Anthony Modeste crucifiait Cros et sa défense pour le but égalisateur qui encourageait ses coéquipiers a en faire encore plus.
Justement, c'est du banc qu'allait venir le "plus", signe de l'inspiration de Frédéric Hantz. Tout fraichement entré en jeu, Toifilou Maoulida mystifiait le gardien sochalien d'une tête pour le deux à un.
Médusés, les sochaliens étaient en passe d'abdiquer. Toujours dans les bons coups, c'est ce même Maoulida, encore une fois de la tête, qui coupait un corner tiré par Khazri pour clouer le suspense et donner un bel avantage au Sporting.
Le promu de Ligue 2 pouvait alors s'envoler vers un nouvel exploit et la réduction du score de Doubai n'y changeait rien, Bastia pouvait encore faire parler de lui.
Comme lors de son second passage dans l'élite (1994-2005), Bastia venait s'imposer dans le Doubs en lançant un signal fort à ses supporters, impatients de retrouver les travées d'un stade Armand Cesari qui devrait rugir de plaisir pour la réception d'une vieille connaissance, le Stade de Reims.

UNITI VINCEREMU !

À lire également

Ricevete a lettera