Jean-Louis Leca a "déjà envie d'y être"

Après un long week-end passé dans les transports, Jean-Louis Leca s'apprête a retrouver le groupe bastiais actuellement en stage du côté de Combloux. Joint par téléphone, il n'a pas caché sa détermination et sa grande impatience quant à l'idée de refouler la pelouse d'Armand-Cesari.

Jean-Louis, au moment où l’on se parle, on imagine tout l’engouement qui t’anime ?
Cet engouement est énorme. J’ai quitté les joueurs de Valenciennes en stage ce dimanche à 9h et j’ai roulé durant 7h pour rejoindre le Nord. Je suis très excité à l’idée de retrouver mon club et le groupe bastiais.

Une satisfaction d’autant plus forte puisque tu avais en quelques sortes été contraint à quitter le Club en 2008 ?
Oui, bien sûr… Je savais au fond de moi que je n’en avais pas fini avec le Sporting. J’avais quitté le club à cause d’une personne mais ce n’est pas grave (…). Ca avait été un gros déchirement pour moi et ma famille. Sur un plan personnel, j’ai considéré ça comme un échec. Mais aujourd’hui, je reviens gonflé à bloc avec beaucoup plus d’expérience pour continuer ce que j’avais commencé.

Pour autant, cette expérience Valenciennoise a semble t-il été très bénéfique pour toi ?
Au départ, je n’aurais pas pensé que ça m’apporterait autant, que ce soit en tant que footballeur ou en tant qu’homme. On dit toujours qu’il faut partir pour voir autre chose et aujourd’hui je ne regrette pas ces 5 années dans ce club extraordinaire qu’est Valenciennes. J’ai eu la chance de tomber sur un club familial et d’évoluer avec Nicolas Penneteau qui m’a rapidement aidé. J’ai aussi rencontré des gens extraordinaires comme David Ducourtioux et pas mal d’entraineurs car j’ai quand même passé 5 années riches en émotions. Et c’est vrai que quand vous êtes loin de votre famille, il faut rapidement se mettre dans le bain car c’est très difficile.

Parle-nous de ta relation avec Mickaël Landreau ?
C’est une relation qui s’est créée tout doucement et aujourd’hui, nous entretenons une relation forte. Elle s’est créée grâce à Christian Mas l’entraineur des gardiens de VA que Mickaël avait côtoyé au PSG. Grâce à Christian qui faisait le lien, je suis rentré en contact avec lui, notamment lors de sa blessure. Nous nous sommes vus plusieurs fois et il a été très présent lors des moments difficiles, car j’en ai eu aussi. Aujourd’hui, c’est un ami et je suis très heureux et fier de travailler avec lui. Je me considère comme quelqu’un d’heureux car malgré ce qu’on peut dire sur les numéros 2, avoir la chance d’être derrière un très grand professionnel comme Nicolas Penneteau et maintenant Mickaël Landreau, c’est exceptionnel.

Au-delà de Mickaël, c’est un club métamorphosé dans bien des domaines que tu t’apprêtes à retrouver ?
Pour ne rien te cacher, je suis conscient de bien connaître le club mais je sais surtout que j’arrive dans quelque chose de nouveau. Quand je suis parti, le stade, le centre d’entrainement et les installations n’étaient pas comme ça. Tout est en travaux et je découvre un nouveau public car quand je jouais c’était devant 3000 personnes et aujourd’hui ils sont 15000. Je vais donc découvrir toutes ces nouvelles installations, un nouveau coach, des nouveaux dirigeants… Donc voilà, ce sera aussi à moi de m’adapter à tout ça et tout faire pour que ça se passe du mieux possible.

Comment se sont déroulés les contacts ?
En fait et d’après ce que j’ai compris, je crois qu’il faut reconnaître que c’est Pierre-Paul Antonetti qui a été brillant sur le coup. Je suis très heureux qu’il ait eu cette idée là. Ca s’est ensuite très vite passé avec mon agent. Même si je n’ai pas trop bien compris sur le coup, échange ou pas, tout s’est accéléré en une semaine. Le Président de Valenciennes ne voulait pas trop que je parte mais il a entendu ce que j’avais à lui dire. Ca a été difficile, mais je remercie les dirigeants et le coach qui ont fait de gros efforts pour que je vienne et je leur serai reconnaissant.

Les retrouvailles avec la tunique bleue et le public, tu l’appréhendes comment ?
Je ne l’appréhende pas du tout ! Je suis tout simplement excité de revenir à Furiani. Je sais que l’an passé, lorsque nous sommes venus avec Valenciennes, l’accueil avait été fantastique au point d’en perdre quasiment mes moyens à l’échauffement. Quand le speaker a dit mon nom et que tout le stade s’est mis à applaudir, j’en ai eu les larmes aux yeux et je me suis dit pendant quelques secondes que j’aurais aimé être en face.
Maintenant, je sais qu’on joue chez nous le 3 en amical face à Getafe et j’ai déjà envie d’y être pour sentir cette ferveur qui m’a fait rêver pendant 5 années car j’ai toujours suivi le club, même en national et en Ligue 2. On peut dire que j’ai suivi l’engouement monter crescendo !

À lire également

Ricevete a lettera