Jouer un match de coupe

1-IMG_7738.jpg

Les Bleus version 2013-2014 n'ont battu aucun ténor de la Ligue 1 depuis le début du championnat. Vendredi soir, à trois journées du terme de leur saison, ils ont l'occasion de réparer ce déficit en muselant les Dogues Lillois.

La dernière chance de la saison. Face aux équipes du Top 5, les fortunes des turchini n'ont guère été diverses jusque là. Elles ont avant tout été identiques. Un seul point glané à Geoffroy Guichard et pour le reste des défaites. Il faut dire que le Sporting n'a jamais été aidé par personne. Et surtout pas par leurs adversaires. A chaque fois, les hommes de Frédéric Hantz sont tombés sur des équipes en pleine réussite, sur des pentes ascendantes. Zlatan et Cavani à Paris, Falcao et Rodriguez à Monaco, Payet à Marseille, Gomis à Lyon, Kalou à Lille, les stars ont toujours assumé leur rang. Force est de constater que les hôtes du SCB n'ont jamais connu le concept du « jour sans ».
En Ligue 1, il ne faut attendre de cadeau de personne, dont acte. Pour leur voyage à Gerland, Yannick Cahuzac et ses partenaires ambitionnaient de lâcher les chevaux. Sans stress et avec un maintien était acquis d'avance en raison du match nul de Sochaux, les Bleus avaient tout à gagner. Cependant, le match bonus n'a pas été fructueux, ni fructifié. Et ce n'est que partie remise.

Le grand soir ?

Vendredi, un autre ogre du championnat s'offre aux griffes de Furiani : le Lille Olympique Sporting Club, actuellement locataire de la troisième marche du podium.
Les Lillois aimeraient bien en devenir les propriétaires définitifs. Pour cela, ils n'ont besoin que de trois points d'ici la fin de saison. Trois points en trois matchs à prendre, la tâche est paisible.
D'autant que nous les prévenons d'avance, il suffit que Saint Etienne s'incline demain à Montpellier pour que leur position qualificative pour la Champions League soit officialisée. Même en cas de défaite vendredi. Leur bonne série va donc se stopper à Armand Cesari.
Un stade voué à devenir un guêpier pour les deux derniers visiteurs de la saison. Lille évidemment mais aussi Nantes qui viendra le 17 mai.

Furiani, a rinascita

Les dirigeants du club vous l'ont confié au cours de la réunion organisée au théâtre de Furiani. Non, le Sporting ne va pas finir sa saison en roue libre. Non, il ne compte pas jouer les matchs en levant le pied. Oui, il existe encore un objectif. Oui, il est réalisable. A l'heure de la réunion, il restait trois rencontres à jouer à Furiani. Les dirigeants ont déclaré vouloir toutes les remporter. Les joueurs ont accompli leur première mission en décrochant un succès dans le derby. Ce vendredi, c'est la deuxième manche.
Citadelle imprenable pendant huit mois, d'avril 2013 à décembre 2013, notre Furiani doit redevenir ce qu'il était. Ce qui a fait sa légende et force. Une antre où l'ennemi tremble, une enceinte où nos joueurs se transcendent. Où l'adversaire déjoue, où le public surjoue, où le bonheur est partout.
En avril 2013, les Lillois de Rudi Garcia qui étaient venus s'imposer. Demain, ceux de René Girard viendront s'incliner.

À lire également

Ricevete a lettera