Julien Sablé veut "revenir à l'humilité"

Requinqués par leur belle victoire sur Toulouse, les bleus, à l’image de Julien Sablé, comptent bien débuter une série à l’occasion de leur déplacement à Guingamp ce samedi. Interview.

Après quinze jours de trêve et l’arrivée des nouveaux, est-ce un nouveau départ ?
C’est toujours un match très dangereux. On dit que la victoire rend con et endort. On a eu du beau temps durant quinze jours et l’absence des internationaux. On a bien bossé la semaine dernière, on a récupéré les internationaux et c’est toujours des matchs toujours difficiles à négocier. Le mercato est désormais fini, il y a une grosse attente. Il faut revenir à l’humilité. Demain on est attendu, ce sera la fête au village.

Ce match ressemble à un traquenard ?
Oui, c’est un match piège. Il ne faut pas se tromper. On peut louer le très bon recrutement qui a été réalisé mais il faut que l’équipe se mette en place. Le mois d’août a été très correct. On a eu deux défaites à l’extérieur avec une seule bonne mi-temps à ressortir sur les 4, c’était la seconde à Bordeaux. On veut montrer un autre visage à l’extérieur.

Pourquoi autant de différence entre vos matchs à l’extérieur et à domicile ?
C’est malheureux de dire ça mais une semaine de préparation pour un match à Furiani ce n’est pas du tout la même pression. On est attendu avec la pression du public et on n’a pas le droit à l’erreur. A l’extérieur, il faut se stimuler, être plus exigeants pour qu’il n’y ait pas autant de différence.

On a senti une grosse cohésion de groupe face à Toulouse…
Je n’ai pas attendu ce match là pour prouver qu’on avait un excellent état d’esprit. On a fait une excellente préparation, on a montré de bonnes choses. Le match de Toulouse n’est que le résultat du travail accompli depuis deux mois. La préparation dans les Alpes, c’est là où est née notre équipe.

Le départ de Yatabaré est-t ‘il une opportunité pour vous ?
Ce n’est pas du tout l’état d’esprit. Je suis là pour compléter l’effectif depuis un an et mon statut n’a pas changé. Je n’ai pas eu de réunion avec le coach pour me dire que je pouvais prétendre à autre chose. Je n’entrevois pas ça car en plus Sambou a joué à droite. Je ne suis pas un titulaire dans l’esprit du coach et quand il a quelque chose à dire, il le dit en face.

On vous sent très épanoui dans ce groupe ?
Tout simplement car j’ai la chance d’appartenir à ce groupe. Les cinq mois de chômage de l’an passé m’ont secoué. Je ne pratique pas la langue de bois et ne cherche pas à me mettre le public dans la poche, mais je vis une aventure formidable qui restera gravée a jamais dans ma première vie professionnelle. Il faut porter ce maillot, vivre ici, c’est un plaisir de venir tous les jours s’entraineur…
Ma carrière touche à sa fin donc je bouffe chaque moment. Je veux me battre pour un groupe et pas pour mon cas individuel. Depuis que je suis ici, c’est quelque chose de fort. J’accepte mon statut qui ne me pose aucun problème vu que les choses ont toujours été claires.

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