Lions vs. Lyon

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Le nul ramené du stade Parsemain est un point en plus qui tombe dans l’escarcelle du Sporting. Un quatrième match sans défaite, qui aurait du se transformer en première victoire à l’extérieur. Mais plutôt que s’auto-flageller, les Bleus se sont remis au travail pour partir à la conquête de l’Olympique Lyonnais.

“Il y a des victoires à la Pyrrhus, ce soir c’est un nul à la Pyrrhus». Voici le principal commentaire de Frédéric Hantz après le match nul concédé contre l’ACA. Une victoire à la Pyrrhus, c’est une victoire au goût dévastateur pour le vainqueur. Un triomphe qui coûte cher. A tel point qu’il en ressent aussi durement les conséquences que son adversaire vaincu. Pyrrhus est le nom d’un roi de l’Antiquité qui a livré de nombreuses batailles contre les Romains. Il perdait tellement d’hommes dans ses combats qu’il n’avait de cesse de répéter « encore une victoire et nous sommes perdus. »

2300 ans plus tard, Frédéric Hantz prend le relais du roi des Molosses. Encore un nul alors que la victoire semblait ouvrir ses bras aux Bastiais. Encore un nul qui peut avoir le goût de la défaite.

«Je suis déçu mais pas en colère. Un entraîneur est en colère quand ses joueurs ne respectent pas le plan de jeu, ce n’était pas le cas contre l’ACA. Dans nos situations offensives, quand on mène, on doit être beaucoup plus concentré jusqu’à la dernière minute. Si on est dans cette suffisance qu’on a déjà connue avant, on ne pourra pas franchir de palier. Il y a une grosse déception. »

En plus de la déception, les coéquipiers de Monsieur le recordman Landreau ont été frappés par la malchance. Modesto d’abord puis Raspentino ont chacun touché du bois. « On tape deux fois la barre, il y a un pénalty flagrant à la dernière minute. Ne pas arriver à marquer ce deuxième but ou même l’emporter 1 à 0, c’est de la déception, pas de la colère. Ce que j’espère surtout, c’est que les joueurs ne gâchent plus ces opportunités offensives. On a manqué de justesse, de concentration, de simplicité, encore une fois on s’est compliqué la vie.»

Lyon, la bête blessée

Une vie de la Ligue 1 qui passe très vite. Pas le temps de s’apitoyer, dimanche contre Lyon, il faudra renouer avec les choses simples, pour enchaîner avec cette 17e journée.

A l’image du nul ramené de Sochaux, les Bastiais peuvent nourrir des regrets. Mais comme contre Evian, le seul moyen d’effacer les remords du passé reste la victoire. L’OL qui reste sur une large défaite 4 à 0 pour son dernier déplacement au Parc des Princes, est un bon souvenir pour le Sporting. C’est le seul club du Top 5 que les Bastiais avaient battu l’an passé. C’était au mois de mars à Furiani, sur probablement l’un des matchs les plus complets de leur saison. Si les Rhodaniens sont loin des premières places en ce moment, ils demeurent de farouches adversaires. Un Lyon blessé qui va vouloir prouver qu’il n’est pas mort. L’opposition s’annonce délicate. Si le Sporting a, une nouvelle fois, pêché dans l’action à l’extérieur ; il va encore devoir se sublimer dans la réaction à domicile. Faisons leur confiance, ils ont démontré depuis le début du championnat qu’ils ne reproduisent jamais deux fois les mêmes erreurs. Et surtout pas à Furiani, leur terre sacrée.

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