Makelele : "j'ai rapidement senti de la sincérité"

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Claude Makelele et son adjoint ont été présentés ce matin au stade Armand-Cesari devant une forte affluence. Motivés, les deux anciens joueurs professionnels ont hâte de se mettre au travail. Retrouvez leurs premières impressions.

Pierre-Marie Geronimi

« Lorsque Fred nous a signifié sa volonté de ne pas continuer, il est évident que vu le chantier qui se profilait il apparaissait très important de travailler sur le dossier du coach. Malgré tout, j’avais dit que nous ne déciderions rien avant la dernière minute du dernier match et c’est ce qu’on a fait.
Pourquoi et comment Claude ? 48h avant le dernier match, j’ai eu une conversation qui ne concernait pas a l’origine un choix d’entraineur mais de joueur. Le nom de Claude est sorti et ça a fait tilt. Dès le dimanche, j’ai demandé à rentrer en contact avec lui. Ca a été fait il y a tout juste une semaine. On sait tous que le choix de l’entraineur est important et qu’il faut être rapide car la saison débute déjà. Il fallait faire vite en étant prudent, avoir quelqu’un d’expérience et qui amène de la fraicheur. Tout est allé très vite dès le rendez-vous de lundi dernier. C’était une rencontre de convergence. Quand on voit son CV, je pense que le Club ne s’est pas trompé. Le Sporting est aujourd’hui très heureux d’annoncer la venue de Claude Makelele pour les 2 ans à venir. »

 

Claude Makelele

« Comme le Président vient de le dire, c’est un plaisir d’être le premier choix du Sporting. La décision a été très vite prise. Ma volonté était de rapidement me lancer en Ligue 1. Je tenais aussi à féliciter mon prédécesseur pour son travail au sein de ce club réputé. Mon objectif est de garder ce positif et cette ligne de conduite qu’a amené Frédéric Hantz qui est quelqu’un de reconnu ici. C’est un challenge excitant. Je vais essayer d’apporter le maximum d’expérience de part mon vécu et surtout ma soif du football. C’est un club familial et c’est ce qui me plait énormément. Nous voulons bâtir une équipe compétitive sachant qu’il y aura beaucoup de départs. Je ne crains pas ça et je déploierai toute mon énergie pour réussir. Le choix de Didier Tholot est un choix d’homme. On s’est côtoyés en tant que joueurs, il connaît le football et a voyagé. J’espère que ce mélange là fera que nous serions compétitifs.

Ca a été un choix d’homme. J’ai rencontré le Président et ce club a une stature, une histoire très importante en Ligue 1. Il y a des fondations solides. J’ai rapidement senti la sincérité. Ca m’a vraiment plu. Le Président m’a donné carte blanche pour emmener l’équiper où je veux.

Suaudeau a été la base de toute ma progression. Je n’oublie pas Fernandez, Courbis, Del Bosque, Mourinho… J’ai énormément appris et ce fut excitant. Après, c’est Ancelotti qui m’a vraiment donné l’envie d’entrainer.

Concernant les moyens mis à ma disposition, on peut dire ce que l’on veut, mais la vérité est sur le rectangle vert. Et c’est le plus important pour moi. Je veux transmettre à mes joueurs et prendre un maximum de plaisir.

Je vais rapidement faire le point sur qui part et reste. Je veux construire autour d’une colonne vertébrale. Nous allons voir avec le Président rapidement.

Bastia est un club modeste qui a su se construire une régularité. Encore une fois, nous ferons avec nos moyens.

J’ai vu pas mal de préparateurs physiques et j’ai donc contacté celui qui avait travaillé avec moi sous Ancelotti au PSG. On doit se revoir pour former un groupe compétitif.

Je le répète, le plus important pour moi est de ne rien changer. Je veux poursuivre dans la direction empruntée par Hantz en y apportant ma patte.

J’ai eu des moments très difficiles ici en tant que joueur. En rentrant ce matin dans le stade, j’ai ressenti quelque chose d’excitant et de particulier. Ca me plait et j’espère le vivre avec le Sporting.

Ce sera a moi de faire l’effort d’aller vers le gens, la région et je forcerai ma mentalité pour le faire. J’ai des amis corses et quand les corses vous aiment, ils vous aiment jusqu’à la mort… Je sais d’où je viens et c’est très important pour moi.

J’ai eu la chance de voyager dans pas mal de pays et apprendre plusieurs langues. Alors, pourquoi pas le Corse aussi ! »

 

Didier Tholot

« Devenir numéro 2 n’était pas prévu dans mon plan de carrière mais quelque chose s’est passé lors de la rencontre avec Claude… Le dernier souvenir que j’ai de Bastia c’est être venu avec Châteauroux lors de la montée en Ligue 1. Venir ici avec cette ferveur, que ce soit en tant que joueur ou entraineur, vous ne pouvez pas dire non.

Le plus important est le projet. »

 

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