Mickaël Landreau : "une marche supplémentaire"

De retour sur les terrains de Ligue 1 après une blessure contractée en févier dernier au Vélodrome, le gardien international français fonde beaucoup d'espoirs sur la fin de championnat de son équipe. Et s'exprime surtout sur la situation actuelle...

Comment s’est déroulée l’attente durant ton absence ?

C’est l’une de mes premières longues absences sans pouvoir m’entretenir. Une lésion au mollet c’est complexe. Ca me gênait dans la vie de tous les jours. Après c’est sur que ça te permet de prendre un peu de recul même si c’est jamais évident. On a toujours envie d’apporter le maximum. Il y a plein de choses a faire, notamment pour mettre Jean-Louis dans les meilleures conditions, apporter une certaine expérience et sérénité malgré tout, car c’était une période un peu difficile. Je me suis reconditionné en essayant pouvoir être le mieux possible. Je commence à me sentir bien mieux depuis 2-3 jours avec la répétition des entrainements. Je suis content d’être dans cet état de forme et de retrouver ces sensations.

Cette blessure est-elle en lien avec un certain relâchement psychologique ?

De toute manière, quand on se blesse c’est toujours pour certaines raisons. Le hasard n’existe pas. On peut trouver des raisons multiples. Ce qui est évident c’est que ce fut une année particulière dans un contexte particulier. Ce record a été très sollicitant et j’ai pourtant essayé de le préparer du mieux possible. Ça a peut-être joué psychologiquement. Je savais aussi que ce contexte où l’on nous demande de performer et d’être le meilleur possible sans pour autant être comme les 8 premiers du championnat est particulier. Le club progresse mais plein de petits détails font qu’aujourd’hui ce n’est pas si simple que ça. Les moyens, le médical, les voyages…

Le coach doit se positionner sur son avenir. Quel sera le votre ?

C’est difficile de choisir car pour le moment il faut voir quel sera l’entraineur. J’ai eu des sollicitations dans des différents projets et je suis en fin de contrat. Soit pour être titulaire, soit apporter mon expérience dans un très grand club ou encore par le biais d’une reconversion. J’ai l’avantage d’être libre et donc entre position d’écoute. Je verrai donc en fonction de mes sensations. Franchement, je suis content de vivre ce que je vis. A l’époque où j’ai prolongé, c’était un gros challenge de se dire qu’on va se sauver à nouveau dans un contexte pas simple. Et être à cette place au mois d’avril, c’est exceptionnel. Il y a d’ailleurs un décalage entre ce que pensent les gens sur le continent, vu le faible potentiel financier du club, et le contexte local qui n’est pas très enthousiaste… Surtout quand on voit qui sont nos trois prochains adversaires qui joueront tous leur avenir en Ligue 1. Beaucoup de choses me surprennent, mais c’est le contexte… Il ne faut pas oublier d’où l’on vient et il y a eu des évolutions, il faut le noter. Il y a des gens qui veulent faire progresser le club et c’est intéressant.
Pour ma part, mon destin n’est pas lié à Frédéric Hantz. Après, il y a un boulot exceptionnel qui est fait au niveau du sportif mais aussi du médical. C’est important de voir qu’au Sporting ça travaille très bien…

Un mot sur le match de demain ?

J’ai envie de dire comme à chaque fois avec cette envie de répondre présent et de gagner. Nous sommes des compétiteurs et nous avons envie comme beaucoup de gens d’avoir le meilleur classement possible. Nous sommes déçus du résultat à Rennes. Une saison c’est 38 journées et demain c’est une marche supplémentaire à gravir.

Retrouvez l’intégralité des propos de Mickaël Landreau dès cet après-midi sur SCB TV.

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