Un exploit... pour s'affirmer ?

asmscb.jpg

Critiqués et pointés du doigt, les Bastiais ont répondu de la plus belle des manières au doute et aux accusations en remportant leur première victoire à l'extérieur. C'est officiel, le Sporting ne voyage plus à vide !

Le Sporting n’est plus fanny en déplacement. Après douze voyages infructueux en championnat et huit défaites concédées, les Bleus ont trouvé la bonne recette pour vaincre loin de notre île. La première victime du réveil turchinu se nomme donc Toulouse. Campés sur une nouvelle organisation défensive, les Bastiais ont appliqué à la lettre et mis à exécution les plans de Frédéric Hantz. En ouvrant la marque très tôt par l'intermédiaire de Cissé (le Djib a inscrit par la même occasion son premier but et délivré sa deuxième passe décisive sous le maillot bleu), le SCB a pris les devants très tôt dans la partie. Des rênes qu'ils ont un temps vu vaciller mais qu'ils ont expressément repris grâce à François Modesto.

Francè en a profité pour marquer son deuxième but après celui de Sain-Etienne. Une réalisation qui vient a point nommé pour son 200e match de Ligue 1. Cette fin de pénitence et l'arrêt de la disette draconienne en déplacement nous octroient le droit de réintégrer le Top 10.

« Après avoir été corrigé à Marseille, il fallait un déclic, une réaction. On s'est serré les coudes, l'équipe était vraiment mobilisée, expliquait Djibril Cissé après la victoire dans la Ville Rose. Moi je pense qu'avec la qualité qu'on a dans le groupe, terminer 10e ne serait pas une insulte à la Ligue 1. On peut même viser plus haut. Mais ça passe par des matchs comme ça, où même en jouant mal, on ramène des points. En se battant comme des chiens, tout est possible. »

Un vrai derby du Sud

Il faudra plus que des « chiens » contre Monaco. Furiani aura besoin de lions. De bêtes affamées, prêtes à prendre leur revanche sur les Monégasques. A l'aller, les Bleus n'avaient pas démérité mais Falcao et Rivière avaient frappé trois fois. Cette fois, il n'y aura pas le Colombien pour piéger la défense. Face aux protégés du Prince Albert, les Turchini comptent bien s'inspirer de leur performance à Toulouse. Les stars monégasques sont prévenues, la mentalité et l'identité du Sporting sont de retour. Une âme de guerrier qui ne sera pas camouflée cette fois.

A noter que samedi, il n'y aura pas Monsieur Piccirilo au sifflet pour refuser un penalty à Maoulida. Il n'y aura pas non plus De Pandis pour faire disjoncter Armand Cesarti. Ni encore moins, Eric Di Meco pour mettre en lumière la souplesse de cou de Laurent Moracchini. Ce samedi, il y aura tous ces souvenirs de derby. Toute cette folie qui a toujours accompagné les Bastia-Monaco. Les plus vieux ont en mémoire la victoire 4-1 du 28 mars 1979. Grâce à Aussu, Rep, Marcialis et Borel, le SECB lava l'affront du match aller (défaite 6-0).

Les autres se rappellent surement de cette soirée d'août 2003, de l'expulsion de Maurice, de celle de Mazhar et surtout du but libérateur du fantasque Daye Prince dans un stade survolté. Il faudra une atmosphère similaire pour espérer faire chavirer le navire des princes monégasques.

A CORSICA VINCE !

À lire également

Ricevete a lettera