Bastia termine en roue libre

Pour sa dernière sortie de la saison, le Sporting se voyait offrir un beau match de gala en se déplaçant dans un Stade Vélodrome en ébullition pour des Marseillais aux portes du tour préliminaires de la Ligue des Champions. Pour décrocher son ticket, l’Olympique de Marseille était dans l’obligation de s’imposer et d’espérer un faux-pas de Monaco à Lorient. De leur côté les Bleus avaient un seul et unique objectif : accrocher le Top 10 de la Ligue 1. Pour ce faire Ghislain Printant avait décidé de changer son fusil d’épaule et de débuter en 5-3-2 avec notamment une charnière centrale renforcée avec Marange, Djiku et Peybernes. Une façon pour le coach bastiais de pallier aux absences de Cahuzac et Modesto. Sans pression les partenaires de Jean-Louis Leca, titulaire ce soir, débutaient la rencontre sans complexe. Et dès la 10eme minute, Ayité, bien lancé dans le dos de la défense phocéenne, crochetait parfaitement Mandanda mais son centre en retrait ne trouvait personne. Bien en place, les Bleus se projetaient vite vers l’avant et sur un ballon récupéré par Gillet, Boudebouz s’essayait de 30 mètres mais sa frappe passait de peu à côté (14eme). Un avertissement qui réveillait malheureusement l’OM et Dimitri Payet. A lui tout seul, l’ancien stéphanois se jouait de la défense bastiaise pour tromper puissamment Leca (15eme). Une ouverture du score difficile à digérer pour un Sporting sur le reculoir passé le ¼ d’heure de jeu. Un Sporting loin d’être aidé par un arbitrage plus que discutable notamment quand Jean-Louis Leca essuyait une pluie de bouteilles sur ses buts avant de voir un pétard explosé à 1 mètre de ses pieds. Des faits de jeu qui, s’ils s’étaient déroulés à Furiani, auraient sûrement valu l’arrêt de la rencontre. Au Vélodrome, la rencontre, elle, se poursuivait sans que cela n’émeuve personne. Et dans cette ambiance délétère, le Sporting allait craquer sur un coup du sort à la 38eme minute de jeu. Sur une frappe lointaine de Morel, Djiku contrait le cuir dans ses buts et trompait Leca. Un coup très dur d’autant que quelques minutes auparavant, Sio avait donné quelques frissons aux Olympiens sur une frappe croisée de peu à côté. A la mi-temps, les hommes de Printant étaient donc menés de deux buts dans un stade de plus en plus chaud. Et la mi-temps ne calmera pas les esprits puisque dès le retour des vestiaires, Jean-Louis Leca était de nouveau pris pour cible par les supporters marseillais. Cette fois-ci Mr Buquet réagissait, enfin, et stoppait la rencontre pour plusieurs minutes. 10 minutes de pause forcée qui cassaient quelque peu le rythme mais qui profitaient aux Bastiais. Dans une rencontre, désormais totalement débridée, le ballon circulait vite d’un but à l’autre mais manquait le dernier geste ou la dernière passe pour le SCB. A l’image de cette frappe de Boudebouz pas assez appuyée à la 65eme minute ou encore de ce joli mouvement à trois entre Ayité, Danic et Brandao où Danic aurait dû frapper plutôt que de la jouer collective (76eme). Face à des Marseillais plus dans la gestion que dans l’action, le Sporting poussait et Boudebouz était tout près de réduire le score sur coup-franc (77eme). Malheureusement, le dernier mot allait revenir à l’OM. Sur un joli numéro d’Ocampos, l’argentin venait crucifier Leca pour la 3eme fois de la soirée (89eme). Lourd très lourd pour une équipe bastiaise qui ne méritait pas ça ! Mais peu importe, l’essentiel a été assuré depuis bien longtemps par la troupe de Ghislain Printant. En terminant à une inespérée 12eme place, cette saison restera dans les annales du club. Il faut dire que les Bleus ont réussi un énorme exploit en allant chercher un maintien ô combien compliqué après la phase aller. Cette saison, le Sporting a, une nouvelle fois, prouvé qu’il était un club à part. Un club immortel ! Espérons qu’il le reste encore très longtemps…

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