M.Bastien gâche la fête!

Dans sa composition, Ghislain Printant avait décidé de ne mettre qu'une véritable pointe en la personne de Giovanni Sio, (Kamano et Ayité sur le banc) un milieu renforcé avec Danic, Palmieri et Boudebouz avancés et deux sentinelles, Cahuzac et Gillet.

Côté PSG, point de CFA, mais une équipe type, avec bien entendu, un Ibrahimovic sur la pelouse (très belle) et suspendu après la rencontre.

Dans une ambiance de fête, durant le premier quart d'heure, ni Parisiens, ni Bastiais ne parvenaient a prendre l'ascendant dans le jeu, même si ce sont les bleus qui allaient dans un premier temps, être les plus dangereux avec des têtes de Sio et Modesto.

Néanmoins sur la première véritable incursion parisienne, à la 19ème minute, M. Bastien allait donner un autre tournure à cette finale, en sifflant penalty pour une faute de Squillaci sur Lavezzi (peu évidente) mais surtout, à la surprise générale, en expulsant injustement le défenseur Bastiais. Zlatan Ibrahimovic transforme le coup de pied de réparation (0-1). Les dés sont pipés d'entrée.

C'est Gaël Danic qui fait les frais de ce carton rouge. Mathieu Peybernes entre.

Bastia continue à jouer et à poser des problèmes aux Parisiens, à donner le change malgré ce coup du sort. A la 30ème, le SCB et le PSG ont frappé 4 fois chacun au but, 2 corners pour Bastia, aucun pour Paris.

A partir de la 35ème, c'est Paris qui prend un peu plus le jeu à son compte et l'infériorité numérique commence à se faire sentir. Pourtant, pas de domination à outrance, et surtout pas d'occasion de but. Areola n'a pas encore fait montre de son talent. Le SCB tente de réagir, et Cahu est fauché par Rabiot (40ème) à 35 mètres. Boudebouz gâche l'occasion de mettre la pression sur Douchez.

Sur le contre, Pastore donne sur Verratti qui trouve Aurier sur la droite. Palmieri ne parvient pas à stopper le latéral parisien. Son centre est mal dégagé par la défense. Aux 16 mètres, Ibrahimovic récupère et frappe à ras de terre. Areola ne peut rien faire (0-2).

Dans le temps additionnel, Ibrahimovic, sur un long ballon, après l'avoir maitrisé, frappe du gauche mais au dessus. Dans la foulée, c'est Lavezzi qui se retrouve face à Areola, qui intervient de très belle manière! Il est temps que la mi-temps soit sifflée par M. Bastien.

Ghislain Printant décide de repartir en seconde période avec le même 10 sur le terrain. Et d'entrée, Pastore montre le chemin d'un tir du gauche. Alphonse Aerola se couche bien.

C'est ensuite Lavezzi qui fait passer des frissons dans le camp Bastiais, mais sa frappe du gauche rase le montant du gardien Corse.

La maîtrise est logiquement parisienne. Les supporters Bastiais le sentent et donnent malgré tout de la voix. Paris impose son rythme. Et pourtant, à la 55ème minute, sur un coup-franc de Palmieri, Marange de la tête rate le cadre de quelques centimètres. A partir de là, le jeu est plus équilibré, et Bastia entreprenant, sous l'impulsion d'un capitaine Cahuzac qui pousse les siens.

Ayité entre à la 67ème, poste pour poste, à la place de Palmieri.

Sur une touche au milieu du terrain, à la 70ème, la défense Bastiaise est surprise et Verratti se présente face à Aerola qui est une nouvelle fois décisif.

L'entrée de Lucas apporte de la vitesse au jeu parisien, et il faut toute la vigilance du gardien Bastiais pour couper la transmission avec Cavani (qui à remplacé Lavezzi à la 63ème). Dans la même minute, Areola qui sort superbement une frappe de Marquinhos, consécutive à un corner.

A 15 minutes de la fin, un centre de Cioni  trouve  Gillet qui est contré in-extremis. Sur le corner, Bastia est à un crampon de revenir dans la partie, mais sur le cafouillage, Douchez s'en sort très bien, avec plus de chance que de talent.

Le match devient plus fou, et sur un centre de Serge Aurier, Cavani, entre deux Bastiais, catapulte une tête sous la barre d'Aréola qui est battu pour la troisième fois (80ème). La messe est dite!

Sur un dernier ballon d'Ibrahimovic, dans le temps additionnel, Cavani ajoute même un quatrième but.

Bastia ne reviendra plus. Le public Bastiais chante quand même. M. Bastien, en expulsant prématurément Squillaci à faussé le match et gâché la fête.

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