Arrêté ministériel : recours du SCB

Le SC Bastia informe qu’il a déposé ce jour par le biais de son avocat, un recours pour modification de l’arrêté du Ministère de l’Intérieur portant interdiction de déplacement des supporters bastiais pour la rencontre Nice-Bastia qui se disputera ce soir à 20h30. Différent d’une procédure en référé, ce recours n’a pas pour objet d’infléchir la mesure d’ordre public adoptée mais de rétablir la vérité sur deux motivations utilisées par les services du ministère pour justifier l’interdiction, que le club réfute catégoriquement.

* La première motivation a trait aux incidents violents qui ont eu lieu lors de la dernière visite du Sporting à l’Allianz Riviera en Octobre 2014. Au lieu de se contenter de rappeler les violences subies par plusieurs officiels bastiais suite à l’envahissement de la pelouse en fin de match, l’arrêté croit utile de mentionner que « des échauffourées, provoquées par l’un des membres de l’équipe de Bastia, ont déclenché des mouvements de foules, rixes et jets de projectiles ».

Le SCB rappelle au ministre qu’en janvier 2015, le conciliateur du CNOSF a estimé qu’aucune faute ne pouvait être reprochée à son gardien Jean-Louis LECA et demande donc au ministre de faire procéder à la suppression intégrale de la référence à un membre de son équipe.

* Le second point posant problème concerne les supporters du SC Bastia dont on estime qu’ils sont fréquemment source de troubles à l’ordre public « comme encore très récemment le 13 février 2016 à Reims ».
Le club dans son recours entend rappeler qu’ « on ne peut faire grief aux supporters d’un comportement violent à Reims », que les faits d’outrage et de rébellion que l’on reproche à 8 d’entre eux « ne sont pas jugés et doivent donc bénéficier de la présomption d’innocence », qu’un supporter a été « grièvement blessé par le tir d’un flashball », qu’une « instruction a été ouverte par le parquet de Reims » et que « 7 supporters ont porté plainte pour violences aggravées ».

En foi de quoi il est formellement demandé que toute référence à la rencontre Reims-Bastia, soit elle aussi supprimée du texte.

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