Gilles Cioni entend "faire du Sporting"

Retrouvez l'interview du latéral droit avant la venue de Saint-Etienne.

 

Comment s’est passée cette semaine d’entraînement ?

Cette semaine d’entraînement a été bien meilleure que la précédente. On était très déçus mais pas abattus. On s’est dit les choses les yeux dans les yeux, ce qui n’avait pas fonctionné. C’est vrai qu’on a fait une belle semaine, ça ne veut pas dire qu’on va gagner 4 à 0 mais je suis persuadé qu’on fera de meilleurs matches après une semaine comme ça plutôt que celle de Toulouse.

Face à Toulouse, est-ce que la cause de la défaite était la pression qui retombait ?

Honnêtement, à la mi-temps, je ne nous voyais pas en prendre 4 en 45 minutes. Comme quoi, un match de football peut tourner très vite avec le but, l’expulsion et derrière on sait que c’est plié parce que Saint-Étienne se sent pousser des ailes. Mais à la mi-temps je n’ai pas senti ça, même si on ne faisait pas un grand match, je ne voyais pas cette équipe de Toulouse nous mettre 4 buts. On revoyant le match, c’est vrai qu’on a commis quelques erreurs, ce n’est pas Toulouse qui nous a déstabilisé par des jeux de passe, du jeu à trois, c’est surtout nous qui avons fait des erreurs et nous l’avons payé cash. On pensait peut-être que cette équipe de Toulouse n’avait pas les ressources pour nous punir, mais elle a démontré que non. J’espère que ça nous servira de leçon à l’avenir pour finir la saison le mieux possible.

Quand vous parlez de mauvaise d’entraînement, de quoi voulez-vous parler ?

Une mauvaise semaine d’entraînement, c’est moins d’implication. Ce n’est pas faire le contraire de ce que le coach nous dit. Mathématiquement, le problème est que rien n’est fait, tout le monde dit que nous sommes sauvés, mais je le répète rien n’est fait ! Il faudrait des circonstances extraordinaires pour ne pas l’être, oui, mais elles peuvent arriver, on n’est pas à l’abri. Donc inconsciemment on a relâché les efforts faits la semaine d’avant. Mais on ne doit pas le faire parce que c’est notre métier. Après, c’est arrivé, on a été punis sévèrement samedi. Que ça nous serve de leçon et en tous cas, dans la semaine d’entraînement, ça nous a servi de leçon puisque la semaine a vraiment été d’un très bon niveau.

Comment doit se traduire sur le terrain ce retour d’implication ?

J’espère que ça va se traduire par du « Bastia » dans la mentalité, dans l’état d’esprit, dans la solidarité, et puis on a travaillé dans le jeu pour déstabiliser cette équipe de Saint-Étienne qui joue une place européenne.

On a l’impression que vous avez envie de vous racheter, mais avant tout pour vous-même…

Quand on est professionnel, il est important de pouvoir se regarder dans une glace et de se dire que on a préparé au mieux le match, qu’on a fait ce qu’on avait à faire. S’ils étaient meilleurs que nous et qu’ils nous ont battu c’est le hola du football mais au moins par rapport à nous, au club, à nos valeurs, aux supporters on n’a pas le droit de répéter cette nonchalance. À nous de tout faire pour gommer ça.

Est-ce vexant de prendre quatre buts ?

C’est vexant de prendre 4 buts contre n’importe qui. Je n’ai pas eu honte de perdre contre Sochaux en Coupe de France, j’étais titulaire. Les équipes sont professionnelles, il ne faut pas l’oublier. Il y a des favoris et des outsiders, et si l’on suit cette logique on n’aurait jamais dû gagner contre le Paris Saint-Germain. Je ne sais pas si le PSG a eu honte, il y avait peut-être moins d’ingrédients ce jour-là. Mais dans le cas de Toulouse, le meilleur buteur comptait 12, le second 9, on savait qu’offensivement ils pouvaient se réveiller à tout moment et il nous a manqué quelques détails pour les laisser en sommeil. Même si on ne faisait pas un grand match, j’étais persuadé qu’on pouvait rester sur un 0 - 0. On aurait pu avoir une occasion, Floyd Ayité a tapé la barre sur une frappe, ça n’a pas été le cas, donc on va essayer de tout faire contre Saint-Étienne pour relever la tête. Mais il n’y a pas de honte.

On sait que ces fins de saison où l’on est maintenu sont toujours compliquées. Après Saint-Étienne il y aura deux déplacements, comment envisagez-vous ces matches ?

Je préfère être dans notre position à 43 points, qu’a 33 ou 37. Si on avait pu en avoir 50 on les aurait pris. Prouvons-nous à nous-même que l’on peut aller chercher mieux, ou en tous cas, donnons nous tous les moyens de prendre le plus de points. Il nous reste 5 matches, bien évidemment on va les prendre les uns après les autres et on fera le bilan à la fin de saison. On fera tout ce qu’il faut pour battre Saint-Étienne, et tout ce qu’il faut pour préparer les autres au mieux, les gagner et finir le plus haut possible. Le classement est important financièrement pour le club.

Est ce qu’il y a toujours l’influence des joueurs corses dans le vestiaires ?

Oui on est là tout le temps donc c’est à nous de resserrer les boulons. On a notre part de responsabilité sur la défaite de Toulouse, et comme le disait François Ciccolini, on n’a jamais fuit nos responsabilités. Notre rôle c’est de dire que le championnat n’est pas fini et qu’on ne doit pas laisser cinq matches parce que personne ne nous a fait de cadeaux. C’est notre métier donc on a un respect à avoir, on a des valeurs, on représente un club, et au-delà une île. À nous de resserrez tout ça pour finir du mieux possible.

Finir le mieux possible peut permettre au club de se développer… 

Le classement est très très important, si on peut gagner deux ou trois places on ne s’en privera pas pour entamer mieux la saison prochaine.

Vous êtes-vous auto-motivés cette semaine, sans avoir besoin du coach ?

Quand on chute, est-ce qu’on a la force de caractère de se relever ou est-ce qu’on doit toujours attendre que quelqu’un vienne le faire ? Non, on est des adultes, on se prend en mains seuls et on fait passer le message.

 

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