Le Président lance la saison

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Demain face à Rennes, le Sporting s'élancera pour une quatrième saison consécutive en Ligue 1. L'occasion pour nous d'échanger avec Pierre-Marie Geronimi, a quelques heures de ce grand rendez-vous.

Président, comment voyez-vous cette saison après un été quelque peu mouvementé ?

Comme l’ensemble des dirigeants et salariés du club, j’aborde la saison avec beaucoup de confiance. Malgré une intersaison plus mouvementée que prévu, tout le monde a énormément travaillé tant au niveau sportif qu’administratif. Le club continue à se structurer année après année et c’est un point essentiel pour son développement.

La rétrogradation administrative prononcée dans un premier temps par la DNCG vous a-t-elle retardé dans votre travail de construction de l’équipe ?

Pour revenir quelques instants sur la DNCG je tiens tout d’abord à clore définitivement ce dossier en insistant sur le fait que la commission n’a jamais parlé de « trou » dans nos comptes. Elle a simplement estimé qu’il nous fallait apporter un confort nécessaire à l’équilibre budgétaire. Il n’a donc jamais été question de dettes sociales exigibles, contrairement à ce que certains médias continentaux et locaux ont cru bon d’affirmer, et encore moins de joueurs à vendre en urgence pour combler quoi que ce soit.

C’est pourquoi, suite à la vente prévue de longue date de Ryad Boudebouz à Montpellier, nous avons non seulement été réintégrés en Ligue 1, mais aussi autorisés à pouvoir recruter à titre onéreux.

Concernant la construction de l’équipe, la première remarque à faire est que nous jouons cette année la carte de la stabilité et de la qualité, avec un effectif global final qui sera resserré (l’objectif étant d’atteindre 21 joueurs et 3 gardiens sous contrat professionnel) et en définitive peu modifié par rapport aux saisons précédentes.

Nos besoins ont été très vite identifiés et palliés au fur et à mesure : Ryad Boudebouz est remplacé poste pour poste par Sadio Diallo, Yassine Jebbour pour Diakité et Seko Fofana pour Romaric. Pour le poste de gardien nous avons connu un contretemps certain étant donné que la signature de Yohann Pelé était prévue de longue date et à avorté au tout dernier moment. Idem pour l’attaquant qui devait être Franck Etoundi, avant que l’affaire n’achoppe au tout dernier moment.

On peut donc dire que nous avons eu quelques contretemps, mais l’épisode DNCG n’a en rien entravé notre prospection et la construction de notre équipe qui repose sur une ossature solide, avec du talent et de l’expérience dans toutes les lignes.

Combien de joueurs sont encore attendus ?

Nos besoins sont toujours les mêmes : nous cherchons un gardien d’expérience pour fonctionner en vrai binôme avec Jean-Louis Leca, un milieu de terrain et un attaquant de pointe à forts potentiels. Cependant nous pourrions ne pas nous limiter à ces 3 renforts et notre recrutement pourrait être plus important d’ici à la clôture du mercato au début septembre.

Comprenez-vous les critiques qui peuvent être émises parfois sur la gestion de certains dossiers ainsi que les attaques contre les dirigeants du club ?

Toutes les critiques sont admissibles à condition qu’elles soient justifiées, argumentées et assumées, donc effectuées à visage découvert. Je comprends donc parfaitement que l’on ait pu être mécontent de la communication jugée parfois insuffisante autour du passage en DNCG, mais on ne peut accepter de lire des accusations sur les murs ou sur les réseaux sociaux qui relèvent de l’insulte et de la diffamation.

Le club vient de récupérer la gestion et l’entretien de la pelouse. Est-ce que cela va être permanent ?

Le premier constat à faire est que le fait de récupérer la gestion de cette pelouse et de son entretien était devenu impératif pour le Sporting, faute de quoi nous n’aurions pu évoluer à Furiani pour le début de saison ce qui aurait pu avoir des conséquences catastrophiques pour l’ensemble du club, tant au niveau sportif qu’économique.

Il n’en demeure pas moins que ces dépenses n’ont absolument pas été intégrées dans notre prévisionnel présenté à la DNCG et qu’il va donc falloir trouver avec l’Agglomération propriétaire depuis 1994 du stade une solution à la fois financière mais surtout pérenne, pour mettre un terme à ce genre de problèmes hélas récurrents.

Car au-delà de la pelouse, c’est toute la problématique de l’utilisation et de l’évolution des infrastructures du stade lui-même qui est en jeu. C’est un sujet crucial pour ne pas dire vital pour le développement à venir du SCB et le confort de ses supporters.

Sur ce point notre position est connue depuis plusieurs années : face à l’incapacité financière de la CAB de faire évoluer notre enceinte, il faut que le club ait la maitrise de son stade et cela ne peut passer que par une emphytéose qui non seulement ne lèserait pas la contribuable bastiais mais ne ferait pas perdre à Armand-Cesari son caractère public.

Nous avons donc pris note avec satisfaction de la clause votée par élus de l’Agglo et comprise dans l’avenant au contrat de bail, qui prévoit de nous revoir au mois de Septembre prochain pour évoquer sans tabou cette question et d’autres.

Le coup d’envoi de la saison donne l’occasion de faire un point sur les abonnements. Où en est-on à ces sujets à la veille de la reprise du championnat de Ligue 1 ?

Malgré toutes les difficultés rencontrées ces dernières semaines, le premier constat à faire est que l’engouement est toujours présent. A 48 heures de l’ouverture du championnat il y avait 7700 abonnés pour la saison et ce chiffre va encore nettement augmenter puisque les supporters éloignés vont pouvoir s’abonner le jour du match entre 10h et 16h. Nous sommes sur des temps de passage très satisfaisants pour une quatrième année de L1 et une affiche de début de championnat moins excitante que ne pouvait l’être la réception de l’OM l’an dernier.

Cela signifie aussi que les objectifs que nous nous étions fixés dans le prévisionnel présenté à la DNCG (7500 abonnés grand public et 700 VIP) vont d’ores et déjà être atteints. C’est donc une satisfaction certaine, d’autant que le chiffre global va encore évoluer durant les 5 prochaines semaines, avant la clôture officielle le 12 septembre.

Et pour ce qui concerne les partenaires du Sporting ?

Je pense pouvoir dire que le Sporting n’a jamais été aussi attractif. Notre partenariat avec notre sponsor principal Oscaro vient d’être reconduit pour 3 nouvelles saisons , nous pouvons toujours compter sur le fort soutien de la Corsica Ferries, de la CTC, mais aussi sur l’arrivée de plusieurs autres sociétés telles que « AM Environnement », Certifoot et Mycoach qui sont toutes deux en lien avec la pratique du football et sauf rebondissement, sur deux autres marques d’envergure internationale.

A ces partenaires maillot, il faut bien entendu ajouter les dizaines d’entreprises locales qui nous soutiennent plus que jamais cette saison par l’acquisition d’espaces publicitaires, de loges et de fauteuils VIP.

Je tiens à remercier sincèrement toutes les supporters et ces entreprises qui nous accompagnent dans notre progression et font grandir le Sporting.

Quels sont vos objectifs pour cette saison ?

Comme chaque année, apporter du bonheur et des émotions à notre public, comme cela a été le cas ces cinq dernières années. Cela passera évidemment par le maintien, mais aussi par le fait d’être le plus ambitieux possible dans toutes les compétitions où nous sommes engagés.

Au-delà du terrain, cette saison va aussi marquer un nouveau cycle lors duquel nous allons tacher de poursuivre le développement des infrastructures du club et de ses ressources humaines. Nous avons déjà beaucoup progressé ces dernières années dans ces domaines, mais il faut poursuivre cet effort qui est indispensable pour assurer notre stabiliser notre présence au plus haut niveau et nous ouvrir des perspectives à long terme.

Je suis aussi conscient qu’il faut que le club améliore et varie sa communication envers le public. Le football est un monde qui évolue à toute vitesse et connait donc des mutations importantes, il est donc de notre devoir de faire comprendre aux supporters et partenaires quelle est notre réalité quotidienne, les enjeux, défis et contraintes auxquels nous sommes confrontés.

Et comme je l’ai précisé lors de la réunion publique qui s’est tenue à la fin juillet à Biguglia, non seulement nous ne sommes pas fermés à la discussion avec nos supporters, mais on est demandeurs d’un dialogue constructif et constant avec ceux qui veulent, avec nous, continuer à écrire la légende du Sporting.

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