Le test du chaudron

Depuis l'ouverture prometteuse de la saison contre le PSG, équipe que l'on peut considérer comme un "fuoriclasse", le Sporting n'a rencontré que des clubs destinés au ventre mou voire à la lutte pour le maintien. Lorient, Caen, Toulouse, sont certes des escouades habituées aux joutes de l'élite, mais végètent systématiquement dans des zones peu reluisantes du classement, année après année.

Saint-Etienne, c'est différent. 7e, 5e, 4e, 5e, 6e : voici les derniers classements en Ligue 1 des hôtes de ce week-end. On a affaire à une équipe qui joue les premiers rôles depuis longtemps, et qui est constante dans ses performances, malgré un budget plus faible que les cadors que sont le PSG, Monaco, Marseille et Lyon. De nombreux joueurs formés au club, un des meilleurs publics de France, des titres en pagaille : même s’ils ne réalisent pas le meilleur des débuts de saison, les stéphanois restent un gros morceau de la Ligue 1, une figure de proue du football français et ce depuis un demi siècle.

Pourtant, le Sporting ne part pas pour défendre, pour se replier ou pour subir. Il ne l’a pas fait face au quadruple champion en titre, et ne le fera contre personne cette saison, pour le plus grand plaisir des supporters et des spectateurs. Bien entendu, comme le disait Gilles Cioni en conférence de presse, "il serait très mal venu de prendre les verts de haut, de dire qu'on y va pour les bouger, pour faire le jeu". Pourtant le coach Ciccolini, sans prétention aucune, sait qu'il y a un coup à jouer. Le but ? "Exploiter les espaces au maximum, prendre des points". Le discours est clair, et les intentions aussi. Pour réaliser cette opération, dans le groupe, quelques changements ont été opérés. Thievy Bifouma restera à Bastia, ainsi que Gaël Danic. En revanche, Geoffrey Acheampong et Abdelhamid El Kaoutari rentrent pour la première fois dans le groupe. François Ciccolini se déclare très satisfait de ces deux recrues. Acheampong est un joueur spontané et tonique, selon le Cozzanais. El Kaoutari lui, revient en forme, et jouera "un des deux matchs à venir" en tant que titulaire. Peut-être pas celui de Saint-Etienne, mais une rentrée n’est pas à exclure. Un groupe dans lequel règne une concurrence saine, qui permet de faire tourner l'effectif. "Les joueurs sont très proches les uns des autres, il n'y a pas de différence entre eux". Gilles Cioni admet parfaitement cette concurrence : "Je suis toujours parti numéro 2, et j'ai toujours fait mes saisons". L’état d’esprit est là.

Déterminés, appliqués, « meilleurs que l’an dernier » de l’aveu même de l’entraîneur stéphanois Christophe Galtier, voilà le groupe bastiais qui débarque dans le Forez.  Les  turchini ne montent pas pour faire de la figuration, mais pour relever un défi, un vrai test face à l’une des meilleures équipes du championnat, qui ne pointe pour l’instant qu’à la douzième place. Ils sont déterminés à ne pas se laisser marcher sur les pieds dans le chaudron et comme a si justement prévenu Gilles Cioni : à Saint-Etienne, « on aura notre mot à dire. »

 

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