Le Sporting n'a rien à perdre à Monaco

Cette année, les joueurs de paris sportifs ont de quoi s'arracher les cheveux. Comment expliquer qu'une équipe qui perd à domicile contre Angers ou qui n'arrive pas à battre Dijon puisse accrocher le leader sur son terrain ? Bastia est performant cette année contre les gros. Le premier match de l'année contre Paris, où le champion en titre n'a pas réussi à prendre réellement le dessus sur les Bastiais, l'a démontré. Idem à Lyon, où la défaite des bleus 2 à 1 (à 9 contre 11) est imméritée. Le nul chez le leader niçois il y a une semaine l'a confirmé. Alors, ce samedi, Monaco n'a pas de quoi faire peur aux hommes de François Ciccolini, qui évolueront dans un stade peu garni, privé de supporters Bastiais sans raison.

Cela dit, Monaco, ce n'est pas simplement "l'un des gros du championnat". Evidemment, l'équipe de Leonardo Jardim occupe la troisième place du championnat, et tient un très bon rythme depuis le début de saison. Mais ce qui fait trembler leurs adversaires par dessus tout, c'est leur attaque de feu. 44 buts marqués, la meilleure du continent, avec 8 buts de plus que le Real (qui est la seconde meilleure attaque des grands championnats européens). Alors que Sébastien Squillaci est toujours blessé, Florian Marange suspendu, Alexander Djiku et Abdelhamid El Kaoutari sur le retour mais incapables pour le moment de jouer un match entier, en d'autres termes, alors que la défense bastiaise est décimée, jouer face à la meilleure attaque d'Europe n'est pas forcément très rassurant. 

Et ce n'est pas le seul bémol. Allan Saint Maximin, le feu follet du Sporting, sera absent en terre princière. Puisqu'il appartient à Monaco et n'est que prêté au Sporting cette saison, ses "propriétaires" refusent de le voir évoluer contre leur équipe. Ce que l'on peut largement comprendre, quand on voit à quel point ce jeune dribbleur a du talent. C'est donc un atout offensif de moins pour Bastia, et pas des moindres. Mais il ne faut pas dramatiser pour autant : Bastia a joué sans son pilier Crivelli contre Bordeaux et a bien géré le match, son remplaçant Bifouma a marqué et le contenu offensif était de bonne facture. L'équipe de François Ciccolini est avant tout un collectif, et c'est bien là sa force. Sans compter que du côté de l'attaque, le Sporting dispose d'un banc bien plus étoffé qu'en défense. 

Alors, au final, il n'y a pas de quoi avoir la pression. Les Bastiais ne pourront pas être ridicules à Louis II, car d'autres l'ont été avant eux. Par exemple, Nancy ou Montpellier, qui en ont pris six dans la musette, ou encore Marseille, qui a encaissé quatre buts il y a une semaine sur la pelouse monégasque. D'un autre côté, on peut aussi se dire qu'une équipe comme Guingamp, que Bastia a battu, a accroché le nul sur ce même terrain, ou que Nice, où Bastia a arraché le nul il y a une semaine, a battu le voisin azuréen quatre à zéro. Ce qui prouve que les monégasques ne sont pas intouchables et qu'il y a largement de quoi faire, sans pression, sur le rocher. 

À lire également

Ricevete a lettera