Lyon-Bastia : rompre la malédiction

Lyon, c'est un peu la bête noire du Sporting en L1 à l'extérieur. Gerland est un stade qui n'a jamais réussi aux bleus. A part la fameuse victoire, en décembre 2000, en quart de finale de coupe de la Ligue (0-1) rendue célèbre pour les jeunes générations par les commentaires endiablés de Jean Pruneta fêtant l'arrêt du penalty de l'égalisation par Eric Durand, il faut remonter à 1997 pour voir le Sporting s'imposer en championnat chez les Lyonnais (0-2). Une époque où les buteurs s'appelaient Franck Jurietti et Laurent Casanova et où Lyon n'était pas encore un club phare du championnat de première division. Cette saison-là d'ailleurs, Bastia avait terminé devant l'OL au classement (7e), avec 61 points contre 60 pour les rhôdaniens. Très loin, donc, du contexte actuel, où les hommes de Bruno Génésio incarnent des couleurs qui ont remporté sept titres de champion d'affilée il y a moins de dix ans et où dans le même temps, Bastia végétait aux échelons inférieurs du football français. 

Alors, évidemment, Bastia n'arrive pas favori à... Mais attendez, on ne joue plus à Gerland mais au Parc OL ! Alors, la malédiction du stade aux virages en arcade va peut-être s'éteindre, et les bleus ont leurs chances. En tout cas, François Ciccolini et sa bande partent de Corse l'esprit conquérant. Libérés. Mais de là à être délivrés, il n'y a qu'un pas qui n'est pas encore franchi : encore le sempiternel problème du réalisme aux avants-postes. Les discours sont tellement concentrés sur ce point qu'on a l'impression qu'il s'agit du seul hic dans le jeu du Sporting en ce début de saison. Comme un blocage, des attaquants maraboutés pour que leurs frappes soient attirées par les poteaux ou des gardiens adverses en transe : quoi qu'il arrive, désormais, il faut planter. C'est l'objectif. Même si la blessure de Toto Squillaci fait mal en défense, Florian Marange a la confiance du coach et de ses coéquipiers pour suppléer le défenseur titulaire. L'équipe est homogène et le groupe soudé. Lyon n'a même pas besoin d'être relancé, ils l'ont fait contre Toulouse la semaine dernière. Et si c'était l'équipe idéale, justement, pour relancer le Sporting après 5 matchs sans victoire ?

Gaël Danic l'a dit : on n'est pas plus c*ns que les autres. Guingamp a gagné là-bas, il n'y a pas de raison qu'on ne puisse pas le faire. Devant un parcage bleu bien rempli, avec des supporters venus de l'île en nombre, c'est le moment idéal. Avà, aspettemu ! U lione pò manghjà à Liò. 

 

 

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