Un scontru pè cacciacci l'ochju

  Les Bastia-Montpellier ont pour habitude de donner lieu à des moments positifs pour les bleus. Une seule victoire des héraultais en 21 matchs, pour 13 victoires bastiaises et 7 nuls. Des statistiques qui, cette année, ne sont pourtant pas de nature à réconforter les accaniti qui savent que leur équipe traverse une saison où les embûches sont si nombreuses que l'on ne peut raisonnablement aborder un match avec confiance et sérénité. Expulsions injustes, blessures à répétition, 9 poteaux sur les 6 dernières confrontations -troisième équipe d'Europe à toucher le plus les montants après le Bayern et le Barça- a squadra turchina semble frappée d'une malédiction terrible qui lui empêche, depuis bientôt deux mois, de remporter le moindre match.

  Toutes les rencontres passées ont été sources de frustration, de rage, d'incompréhension, alors que le contenu des parties est pourtant de bonne facture, et que les joueurs donnent tout sur le terrain. On a parlé de manque de réalisme devant les cages, mais du problème dans le dernier geste à la malchance chronique il n'y a qu'un pas. On a parlé de pépins physiques, mais quand on se retrouve au bout de deux mois seulement de championnat avec une défense décimée, on se demande si ce n'est pas simplement le sort qui s'acharne. Et l'injustice flagrante des sanctions qui privent François Ciccolini de ses piliers n'est pas là pour remonter le moral des troupes.

  Alors, ce 19 novembre sera-t-il le "premier jour du reste de la saison" ? C'est ce qu'espère tout le peuple bleu, qui, entre colère et dépit, attend deséspérement trois points qui rassureraient tout le monde. Car malgré cette incroyable malchance et une spirale de six matchs sans victoire (dont 5 défaites), Bastia n'est toujours pas relégable. Et il serait impensable qu'avec un effectif d'une telle qualité, le Sporting puisse connaître la pire saison depuis sa remontée dans l'élite. Le résultat contre Montpellier, avec le retour d'Abdel El Kaoutari et l'arrivée du jeune Hugo Magnetti dans le groupe, ne peut pas être autre chose qu'une victoire. Dans le cas contraire, il faudra que l'escouade au lion songe à se faire ôter le mauvais oeil. Et il ne faudra pas attendre la nuit de noël pour apprendre la formule... 

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