Wouldn't it be Nice ?

Le Sporting Club de Bastia se déplace ce dimanche à Nice. C'est l'un des matchs que l'on regarde au premier regard lorsque paraît le calendrier de Ligue 1. Malgré les interdictions de déplacement des supporters qui ont ôté beaucoup du charme de ces "derbys" méditerranéens, les Nice-Bastia restent hauts en couleur. On se souvient de l'épisode de la bandera, des envahissements du terrain de l'Allianz Arena par l'ex Brigade Sud, des azzuffi et du comportement héroïque de nos bleus. On se souvient aussi et surtout des victoires du Sporting, 0-1 et 0-2 ces deux dernières années. 

Ce sont des matchs que l'on attend toujours avec un peu d'appréhension, de tension, avec une petite boule au ventre qui rappelle que le football, c'est parfois plus que 90mn de courses, de tirs et de passes sur une pelouse. Et ce Nice-Bastia, il revêt aujourd'hui de nouvelles couleurs. Car l'OGC Nice de la saison 2016-2017 n'est pas celui des saisons précédentes. Il est aujourd'hui leader de Ligue 1, 3 points devant Monaco et le PSG, avec des Balotelli et des Belhanda qui n'ont rien à envier aux budgets florissants de ses poursuivants. Ce n'est plus le petit club méditerranéen, fort similaire au Sporting, aux petits moyens et aux ambitions de maintien que l'on a connu ces dernières années. Fini également le Ray, petit stade de quartier, coupe gorge à l'antica qui fleurait bon le football populaire. Aujourd'hui Nice veut jouer dans la cour des grands, avec un Allianz Arena en bord d'autoroute qui rappelle les grands stades Lyonnais ou Lillois. Le club est entré dans une autre ère, et cette saison à la réussite sportive inattendue le confirme. 

De son côté, le Sporting, pour sa cinquième saison en L1 depuis la remontée de 2012, est dans une situation un peu plus inconfortable. 16e ex-aequo avec les 17 et 18e du classement, il peine cette année à trouver son rythme. Ne revenons pas sur les aléas (cartons, blessures, poteaux) qui font que nous en sommes arrivés là : la question est désormais de toucher le fond du puits avec assez d'élan pour pouvoir remonter à la surface sans sombrer dans la zone de relégation qui noierait les ambitions du club. 

Sur le papier, évidemment, le match est mal engagé pour les hommes de François Ciccolini. Mais comme chaque supporter Bastiais le sait, notre équipe est du genre imprévisible. Elle peut tout à fait perdre contre Angers à domicile ou ne pas parvenir à battre Dijon, et aller gagner chez le leader, a fortiori si ce dernier est niçois. Car nous les avons battus ces deux dernières années en déplacement et comme chacun sait, jamais deux... Bref. Gagner à Nice, ce serait à coup sûr le coup de boost que tout le monde attend, le tournant de la saison qui ferait rebasculer l'escadron corse dans la bonne dynamique. Et puisqu'avec Nice, il n'y a que la mer qui nous séparent, rendons hommage aux Beach Boys : retrouvons de Good Vibrations en gagnant sur la côte. Et si c'était Nice qui relançait le Sporting ? Wouldn't it be Nice ?

God only knows... 

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