Bastia au mental

Sans briller, le Sporting a de nouveau réalisé une belle performance en décrochant sa qualification du côté d'Amiens, où l'enfer lui avait été promis...

Cette fois-ci, les amiénois ne pourront se réfugier derrière des arguments aussi tangibles que leur double prestation face au SCB. Car hier encore, et malgré l'esprit de "revanche" qui animait l'ensemble du groupe picard, ce sont les bleus qui ont pris le dessus, décrochant leur ticket pour le tour suivant, à l'issue d'une séance de tirs au but menée de mains de maître par Macedo Novaes et ses coéquipiers.
Il aura donc fallu patienter deux longues heures pour enfin connaitre le dénouement d'une rencontre, qu'il faut le reconnaitre, fut insipide. Incapable de faire le jeu comme Bastia lui en avait laissé le soin durant la première période, Amiens a du se contenter de quelques incursions dans la surface de réparation de Novaes, toujours aussi intraitable depuis la reprise de la saison. Pour tout dire, la première période se résuma en deux actions franches aux 37' et 38' minutes de jeu. La première a mettre à l'actif des bleus avec une frappe de Sylla qui s'écrasa sur le poteau, la seconde pour les amiénois et une tête de Touzghar qui obligea Novaes a se détendre.
C'est au retour des vestiaires que le Sporting aurait pu et du faire la différence. Durant près d'un quart d'heure, il survola les débats, maitrisant totalement une formation picarde retranchée aux abords de sa surface de réparation. Mais les tentatives de Périatambée, Moizini ou encore Cahuzac ne trouvèrent pas le chemin des filets.
Du coup, et comme bien souvent, c'est après avoir laissé passer l'orage que les locaux retrouvèrent quelques couleurs. Et si Mangione était logiquement sanctionné pour simulation dans la surface, c'est Djaballah qui manqua l'occasion de tuer la rencontre a quelques minutes de son terme. Fort heureusement, l'ancien gazier ne cadrait pas sa frappe et les deux équipes se retrouvaient pour la prolongation.
Cette dernière ne donna d'ailleurs rien. Toujours aussi muselé par Lybohy qui aura passé son temps a mettre des coups, El-Azzouzi avait d'ailleurs laissé sa place à Suarez qui gêna ses adversaires par un jeu de tête bien au point hier soir.
L'ancien amiénois aurait même pu avoir la chance de s'offrir un duel avec Delecroix a quelques minutes de la fin, si l'arbitre assistant ne l'avait pas injustement signalé en position de hors-jeu.
Comme à Angers, c'est donc aux tirs au but que les 22 acteurs s'en remettaient. Et là aussi, les essais parfaitement transformés par Suarez, Moizini, Robail et Khazri, conjugués au talent de Macedo Novaes, permettaient au Sporting de triompher une fois de plus, sous la bannière "UNITI VINCEREMU".
Désormais, c'est déjà vers Bayonne que tous les regards sont tournés. Au Pays Basque, Fréderic Hantz et ses joueurs savent qu'ils devront trouver la solution offensivement, pour revenir victorieux d'un déplacement qui s'annonce compliqué.

Forza Bastia !

Muselé par Lybohy

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