Bastia et Maoulida sur la bonne voie

Comme on dit chez nous, deux "capate" de Toifilou Maoulida auront permis au Sporting de soulever le trophée du regretté Michel Moretti. La dernière recrue de l'été est venue mettre en lumière la belle copie rendue par ses coéquipiers qui démontrent tout leur potentiel et leur envie.

Peu avant les allocutions d'Alain Orsoni, Pierre Ghionga et Dominique Bucchini, la pluie s'était invitée à la partie, donnant un semblant de fraicheur à une soirée encore estivale.
Côté technique, Frédéric Hantz avait décidé de modifier son onze de départ. François Marque était titularisé pour la première fois, Toifilou Maoulida pour la seconde, tandis que Ludovic Genest, qui revenait de blessure, prenait place sur le couloir droit. Jérémy Choplin, Salim Moizini et Mathieu Robail en faisaient eux les frais, alors que Sadio Diallo était en Afrique pour honorer une sélection.
La rencontre pouvait alors débuter... A leurs habitudes, ce sont les bastiais qui prenaient le jeu à leur compte, ne laissant guère a son adversaire l'occasion de se mettre en valeur.
Même si l'emprise était bien là, il fallait attendre la demi-heure de jeu pour enfin voir une véritable occasion de but. Elle fut bastiaise, avec un premier coup de tête de Maoulida qui effleurait la transversale de Thierry Debès, sous les chants de quelques centaines de supporters qui étaient venus soutenir leur équipe.
Il faut dire que Yannick Cahuzac avait montré la voie à suivre peu avant, en tentant à deux reprises sa chance à l'entrée de la surface...
Puis, l'ACA reprenait un peu de terrain et Cavalli se signalait d'une frappe des 20 mètres qui n'inquiétait pas vraiment Novaes.

Maoulida ouvre son compteur
A force de perseverance, les bleus allaient enfin trouver l'ouverture. Idéalement servi par la patte gauche de Jérôme Rothen, Toifilou Maoulida venait ouvrir le score d'un coup de tête limpide, qui ne laissait guère sa chance au portier acéiste.
Une belle récompense pour le numéro 12 bastiais, qui après être passé tout près de trouver la faille au Havre en quelques minutes, et avoir provoqué un pénalty pour son second match, inscrit-là son premier but sous ses nouvelles couleurs, il faut le dire aussi, au bénéfice d'une belle entente avec David Suarez.

Un turn-over tout-aussi efficace
En vue de préparer du mieux possible la prochaine échéance en championnat, le technicien bastiais apportait deux changements à la pause, à l'inverse d'Olivier Pantaloni qui patientait pour lancer du sang-neuf.
Et visiblement, on repartait toujours sur les mêmes bases, même si la rencontre s'équilibrait quelque peu. Bastia se créait de nouvelles occasions, toujours par l'intermédiaire de Maoulida ou encore El-Azzouzi qui était tout près de surprendre Debès d'un coup de patte audacieux.
Quelques instants plus tard, c'est l'ex-lensois qui donnait le tournis à Arnaud Maire avant de décrocher une lourde frappe qui venait mourir dans le petit filet du gardien.
Les choses se précisaient pour les bleus. La première apparition de Thauvin amenait d'ailleurs un zeste de fraicheur à cette équipe. Et à vingt minutes du terme des débats, Mathieu Robail manquait la balle du KO. Seul au point de pénalty, le gaucher avait cru bien faire en laissant filer le cuir pour El-Azzouzi, bien trop loin pour le reprendre...
Comme bien souvent, le SCB allait le payer cash. Dans la foulée, le malheureux Choplin servait sur plateau Socrier qui venait ajuster Novaes. Tout était à refaire...
Mais visiblement, Bastia et Maoulida avaient bien plus d'un tour dans leur sac. Et la réponse ne tardait pas a venir !
Il ne fallait patienter que cinq petites minutes pour voir la vague bleue submerger Timizzolo. Après avoir décroché, Féthi Harek adressait un centre parfait pour la tête piquée de Toifilou Maoulida qui ne laissait pas la moindre chance à Thierry Debès.
Malgré quelques tentatives sur coup-franc, les ajacciens ne parvenaient pas à refaire leur retard et le Sporting, sur une tentative lointaine de Périatambée, d'accroitre son avance...

Le coup de sifflet final pouvait retentir et les bleus soulever le trophée du regretté Michel Moretti, qui a tant oeuvré pour le football insulaire... In memoria.

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