Clin d'oeil... "Que la lumière soit !"

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Une fois n'est pas coutume, le site officiel du Sporting Club de Bastia met en lumière un billet d'humeur paru sur l'excellent portail www.forzabastia.com . A lire sans modération...

Pour la première fois depuis des années, à la passion et au sang bleu, s’ajoutent l’envie et l’ambition. Si le staff technique, l’équipe, les joueurs le font, pourquoi pas nous ? L’un dans l’autre, personnellement, j’y crois. Sò turchinu e ne sò fieru, ind’i guai è ind’a gloria.

Il y a 6 mois, on nous a déclaré en mort cérébrale. Le pire classement de l’histoire du club, avec son retour dans une division semi-professionnelle pour la première fois depuis près de cinquante ans. Sans parler de la DNCG qui nous cherche des emmerdes, de la Ligue qui les suit, de la Fédération qui les accompagne, des esprits chagrins qui les félicitent et de l’écrasante supériorité acéiste dans les tribunes qui nous a bien fait rire, mais pas autant que leur communication dans leur nombre d’abonnés.

L’arrivée de Frédéric Hantz posait quelques interrogations légitimes. L’arrivée de nouveaux joueurs également. Celle de nouveaux dirigeants pour leur première intersaison estivale, aussi. La réactivation du Cullettivu di i Sustenitori Bastiacci (CSB), pareillement. Finalement, les circonstances nous ont tous amenés à repartir de zéro. Toutes les composantes du club se sont refondues vers un dogme simple, frappant et réaliste, qui symboliserait notre retour en Troisième Division nationale : UNITI, VINCEREMU.

Cet adage, je ne suis pas le seul à le découvrir et à le voir enfin appliqué de manière unanime. La génération perdue dont je fais partie n’a pas eu l’opportunité de rêver énormément. La frustration a été mon quotidien, lorsque ce n’était pas le dépit. Né l’année de la descente en D2, trop jeune pour comprendre la première remontée, pas encore formé lors des exploits européens de 1997, il m’a fallu une Coupe de la Ligue en 2000, mais surtout, la frustration d’une défaite à domicile contre Paris en championnat pour comprendre ce qui nous attendait. L’expulsion d’Antonetti la saison suivante pour n’accrocher qu’une Intertoto galvaudée par Nouzaret et une finale gâchée par les intérêts de certains. Un espoir sous Gili d’avoir une équipe régulière, ruinée la saison suivante par une nouvelle défaite à domicile nouvellement concédée face à ces mêmes tristes sires franciliens.

Et la dernière saison, six matches invaincus avant la dégringolade et la honte d’avoir été abusé par trois joueurs coupables d’une déchéance sportive et humaine. Une relégation presque effacée, mais que les vieux démons poilus du menton se sont empressés d’enfoncer à 8 journées de la fin. Avant de connaître les vaches maigres marseillaises, où le club s’est renié pour un homme qui n’en a eu cure, tant que le salaire tombait et que l’illusion nous maintenait, aussi bien en D2 que l’espoir d’en sortir un jour. Le vœu s’est accompli la saison suivante, mais personne n’aurait imaginé que cela soit dans ce sens, et les 6 derniers mois, bien qu’homériques, ont connu une triste fin et une amertume encore présente aujourd’hui.

Et pas une fois pendant ces années, je n’ai vu cet adage réuni pour tous. Quand l’équipe s’enraye, quand la direction s’entête, quand les joueurs s’enivrent et quand les supporters s’enflamment, inévitablement, le club se délite et en oublie ses valeurs majeures.

Mais cette saison, rien de tout ça. Le travail, l’humilité, l’abnégation, toutes ces valeurs ne sont rien sans la compétence. Et celle-ci est bien présente. Aujourd’hui, un fondateur de Camperemu posait la question du joueur de cette première partie de saison. Pour moi, ce n’était que l’équipe. Parce que chaque joueur apporte sa pierre à l’édifice de manière efficace.

Parce que chez les gardiens, Macedo Novaes retrouve peu à peu ses fulgurances et sa régularité perdues l’an passé, et que malgré quelques sautes de concentrations pendant les matches, ses réflexes continuent de sauver le travail fourni par ses coéquipiers. Les arrêts de jeu à Pacy-sur-Eure en font foi. Parce que Dumè Agostini, malgré quelques bons matches, se maintient derrière le brésilien en continuant à apprendre pour progresser, se tenir prêt, aidant même la réserve s’il le faut en permutant avec le jeune Thomas Vincensini, qui apprend sur le banc ce qu’il applique déjà en CFA2, avec brio.

Parce qu’en défense, la saignée de l’intersaison nous a permis de retrouver de vrais guerriers. Maka Mary a offert des prestations tranchantes, puissantes, à nous rappeler Frédéric Mendy (le vrai) et à en oublier qu’il était à la cave au Havre. Le retour de l’enfant prodigue Gilles Cioni, expérimenté dans la division avec près de 100 rencontres de National, a ramené de la sérénité et de la tactique à son poste de latéral, où son physique rencontre peu de concurrents directs. Mathieu Sans s’offre une seconde jeunesse, après une montée en D1 obtenue dans le même temps qu’une grave blessure. Malgré ses absences pendant quelques minutes en match, son placement et son sens de la relance font du bien à une équipe qui avait besoin de se rassurer.

Jérémy Choplin nous gratifie d’un défenseur central complet, hargneux et valeureux, dont l’expérience ruthénoise nous permet d’avoir une totale confiance en sa polyvalence et sa relance. Féthi Harek n’a pas quitté le navire et a préféré se relancer au club, sans ambages et sans déception non plus, animant son côté gauche grâce à sa technique, bien que le physique nécessite encre d’être étoffé. Seul Darko Dunjic n’a pas sa chance, oscillant entre les blessures et les méformes, alors que chez les jeunes, Bryan M’Bango continue sa formation avec la réserve. Julien Chevalier, titularisé en Coupes, offre de bonnes dispositions et un bon potentiel, mais se révèle encore un peu tendre, comme l’a prouvé la défaite à Auxerre. Olivier Vannucci continue à apprendre au sein du groupe professionnel et met sa jeunesse le plus souvent au service du vestiaire.

Parce que dans l’entrejeu, le départ de Ghisolfi à Reims et le pointage de Jau et Gomez à l’ANPE nécessitait plus qu’un remplacement poste pour poste, mais une réelle plus-value, symbolisée par l’embauche de Gaël Angoula. Titulaire, polyvalent, dur sur l’homme et impressionnant le tempo mental de l’équipe sur le terrain est souvent donné par l’ancien pacéen. Sa puissance et son volume physique offre un haut niveau de récupération et sa motivation permet à ses coéquipiers de ne jamais flancher. Son alter ego Yannick Cahuzac, après 3 mois de réadaptation, retrouve son véritable niveau d’engagement, sa communication et sa fougue au service de l’équipe, notamment lorsque le bloc offensif de l’équipe se met en place en contres.

Jacques-Désiré Périatambée est toujours ce même métronome qui gère le rythme technique de l’équipe, dont la précieuse relance et son abattage permettent de colmater les brèches laissées devant sa défense. Par ces trois joueurs, le milieu de terrain du Sporting est un des plus compacts et des plus physiques de la division, agrémentés des deux fers de lance latéraux. Mathieu Robail s’offre une belle gloriole à Bastia, où ses passes décisives et son activité sur le flanc gauche offre de nombreuses solutions offensives à ses coéquipiers. Et malgré une certaine irrégularité dans son efficacité sur coups de pieds arrêtés, l’équerre a souvent joué avec ses coups de pattes. Salim Moizini est un ressuscité. Amené par Casoni, jamais utilisé en professionnel jusque-là, l’ancien meneur de jeu de Saint-Priest s‘est transformé en un ailier puissant au coup de reins dévastateur et à la confiance retrouvée, reproche principal qui lui était fait par le précédent staff technique. Malgré sa propension à s’empaler près de la ligne de but avant de centrer, sa technique individuelle et sa vivacité offre des solutions efficaces à la ligne d’attaque.

Wahbi Khazri en est redescendu pour prêter main forte comme milieu relayeur. L’ancien milieu offensif, voire attaquant, a prouvé que son volume de jeu et ses qualités techniques pouvaient mieux s’exprimer que dans un rôle d’électron libre où son inexpérience annihilait ses tentatives. Sa jeunesse n’excuse pas toujours son inconstance, mais dans un bon jour, c’est un des plus éclatants joueurs sur la pelouse, notamment grâce à ses frappes puissantes. Parmi les remplaçants, Serisay Barthélémy reste une énigme. Revenant de blessure après une saison quasiment blanche, il est capable de signé un triplé et d’aligner 4 buts en 2 matches, de se blesser à nouveau et d’être totalement transparent la rencontre suivante. Une irrégularité rédhibitoire à ce niveau, d’autant que l’on sent le potentiel qui ne s’exprime pas. Jean-Jacques Rocchi admet bien une concurrence difficile, au point d’apparaître le plus souvent en réserve. Il donne l’impression de plafonner alors qu’il doit exploser cette saison, mais ses qualités techniques ne comblent toujours pas un certain déficit d’impact physique.

Quant à Sony Mustivar, après une saison ponctuée par ses Jeux méditerranéens en sélection, le jeune milieu défensif ne parvient pas à faire son trou parmi le groupe professionnel et ne parvient qu’à jouer en CFA2, où la réserve accuse le coup. S’il ne rebondit pas, il lui sera difficile de prouver qu’il peut mériter sa place en National, alors que Yannick Lorenzi, revenu au bercail, a au moins eu les honneurs d’être retenu à Sochaux et d’amener un peu d’expérience et beaucoup de volonté en réserve.

Parce qu’en attaque, la retraite de Pierre-Yves André et, à un moindre niveau, la vente de Gaffory à Vannes, a laissé un tel vide qu’il fallait bien choisir les futures recrues, et que l’entraîneur a bien annoncé la patience nécessaire jusqu’en octobre pour que les attaquants puissent s’épanouir sur la pelouse. Et nous n’avons pas été déçus. Yassin El-Azzouzi n’a jamais déçu par son comportement et son but libérateur contre Amiens a démontré ses qualités, sans parler de sa volée à Cannes.

Trop souvent blessé, le Bison laisse entrevoir d’énormes capacités en attaque, une fois qu’il sera remis sur pattes. David Suarez a su en profiter pour renaître : l’ancien joueur de Toulouse n’avait pas autant marqué en championnat depuis son escapade guingampaise. 9 buts en 16 journées, soit autant que son meilleur total en Bretagne en une saison complète.

Blessé, quasiment perdu pour le football après ses saisons blanches en Ardennes, son expérience dans le placement et son réalisme en font le meilleur buteur de National, à la grande surprise de beaucoup. Sadio Diallo en constitue également une, tant le guinéen éclabousse le SCB de son talent. Arrivée de Rennes l’année passée, déjà décisif en réserve, Sadio bénéficie d’un temps de jeu considérable en équipe première, où ses déplacements et sa technique individuelle (quels passements de jambes avant la frappe victorieuses de 20 mètres à Charléty !) offrent un réel plaisir aux yeux et aux statistiques. Passeur et buteur, le jeune attaquant est également un coéquipier altruiste qui construit le jeu et n’hésite pas à se porter à la finition avec intelligence. Assurément un joueur à conserver dans l‘optique de la montée. Idrissa Sylla, arrivée de la réserve mancelle, a laissé beaucoup de réflexion. Encore tendre dans ses courses mais bien campé sur ses crampons, le jeune joueur a pris confiance, en témoigne son but vainqueur en fin de match contre Fréjus-Saint-Raphaël. Techniquement fin, assez athlétique mais tactiquement naïf, il a une marge de progression intéressante.

Tandis qu’Amadou N’Diaye découvre le monde professionnel depuis le banc et que Steve M’Bida continue de faire ses gammes à l’échelon inférieur, Alexandre Garcia retrouve tout doucement le chemin des terrains et s’est même offert son premier but en professionnel. Guy-Roland Niangbo paie ses ratés face aux buts en début de saison et se morfond aujourd’hui en réserve, sans avoir de marge de manœuvre pour bousculer la hiérarchie des attaquants.

Parce que Frédéric Hantz fait ce qu’il dit et dit ce qu’il fait. Impliqué dans la vie du groupe, préparant des randonnées montagnardes avec les joueurs, relançant à bon escient et confiant en les capacités de ses ouailles, on lui doit la résurrection de Sans, Moizini et Suarez, le coaching gagnant de Sylla, la remotivation de Cahuzac. On lui doit un esprit d’équipe sans faille que l’on croyait perdu et qui s’est exprimé lors de la campagne de Coupe de la Ligue, sans parler de sa volonté d’intégrer les supporters dans sa réflexion.

Parce que parmi tous ces gens, on peut y ajouter un staff technique renouvelé et conscient de l’évolution du football actuel : des adjoints qui étaient encore tous professionnels il y a 10 ans (les anciens attaquants Frédéric Née et Réginald Ray, ainsi que le gardien Hervé Sekli), une refonte partielle du staff médical, un préparateur physique novateur (Didier Bouillot) qui a remis sur pied un groupe mentalement et physiquement aux fraises en fin de championnat. On peut y ajouter une équipe dirigeante sortie de sa tour d’ivoire, avec des yeux neufs et une volonté affirmée de se remettre en question et de se relancer après les soubresauts opposants Cappia, Vendasi, Lolli et consorts pour la reprise du club. Leur compétence, notamment en matière de finances, et leur lucidité sur le retard administratif que vit le club, leur a permis une véritable bouffée d’air pour travailler sereinement.

Et bien évidemment, nous remercierons chaleureusement tous ceux qui ont contribué à puiser l’énergie dans les coups fourrés dans lesquels nous sommes mêlés.

À commencer par la Direction National de Contrôle de Gestion, dont l’autisme lors du premier passage et l’incompétence crasse lors de l’oral de rattrapage a emmené une région entière à se mobiliser pour la survie d’un monument du football insulaire, et ce malgré quelques esprits chagrins, bien cachés au sud de Vizzavona ou n’hésitant pas à faire valoir des insultes digne d’un pécore du Moyen-Âge, faisant de Super Bugiardu un hymne à la mauvaise foi : qu’il sache que les trublions que nous sommes sont fiers d’avoir secoué le cocotier au sommet duquel ses mensonges et lui se sont perchés. Raté.

Nous y joindrons la Ligue de Football Professionnel de Maître Thiriez qui, depuis son arbre perché, n’a réussi, avec son bec puant, qu’à ressouder le peuple turchinu autour de son équipe via une fine équipe dont la bureaucratie n’a d’égal que leur incompétence depuis des années, à travers ces sordides affaires de mœurs racistes dont l’avocaillon s’est fait fier de nous affubler sans preuves ni témoins crédibles et qui, une fois les blés fauchés, cherchent à contourner le droit commun sans honte ni scrupules. Raté.

Nous y joindrons la Fédération française de football qui, lasse de ses comportements éhontés de notaires grabataires et ignares de la chose footballistique, utilisent Noël Le Graët pour ce qu’il sait le mieux faire : la délation hypocrite et la vanité du parvenu provincial. Sommes-nous des sauvages pour vouloir séparer deux de ses joueurs dans nos couloirs suffisamment impolis pour bousculer notre personnel sans que l’on réagisse ? Dans la catégorie aigreur, Monsieur le Graët, qui se faisait fort de dénoncer le stade de Furiani comme injouable avant la remontée de juin 1994, est bien accompagné par Monsieur Plessis, dont les compétences sochaliennes ont trouvé un écho alsacien qui lui sied au teint rougeaud qu’il arbore en permanence, tout en inventant des billevesées sans être présent sur place. Sa crédibilité n’ayant eu d’égal que sa récente démission du poste de président du RC Strasbourg, nous laisserons l’histoire (et la probable non-montée des alsaciens) juger de ses compétences. Raté, là aussi.

Nous y joindrons les Niortais et les Cannois qui, bien que victorieux dans les règles et sur lesquels je n’ai pas de bile particulière à leur verser (sauf leurs qualités de transcendance en tribunes), n’ont pas réussi à enrayer la machine bleue en marche. Définitivement raté.

Est-ce pour autant que nous pouvons déjà penser à être en D2, penser à être champions de National ou, plus simplement, nous croire vainqueurs évidents ?

Sûrement pas !

Nous avons payé en 2005-2006 de nos certitudes détruites par des intérêts personnels. Ces mêmes intérêts qui ont démoli nos espoirs et nos efforts. À l’heure d’accueillir la lanterne rouge d’Alfortville et à la sortie d’une huitième victoire consécutive en championnat, avec 38 points et 7 points d’avance, après 34 buts marqués et 10 encaissés, tous les voyants sont au vert. Mais ça n’a jamais rien garanti : les voyants étaient également au vert après 6 journées en 2004-2005. L’humilité et le travail resteront des moyens pour atteindre le seul objectif raisonnable : la remontée en Division 2.

Dans ce monde professionnel que l’on n’aurait jamais dû quitter et que l’on reconquerra, de gré comme nous le souhaitons, et de force comme d’autres s’y refusent.

Ce n’est pas fait. On a trop mangé de merde pour croire que c’est fait. Mais nous avons la faiblesse de croire que nous y arriverons. Et qu’ils n’y arriveront pas sans nous.

Pas un joueur ne sort du lot, pas un entraîneur n’est meilleur que ses collègues du staff technique, pas un dirigeant ne prend plus d’initiatives qu’un autre et pas un supporter n’est plus vrai qu’un autre. En ce début de saison, ce n’est pas seulement toute l’équipe qui est bonne, tous les dirigeants qui travaillent, tout le staff qui s’implique ou tous les supporters à l’unisson. Et cela doit rester ainsi : aucune brèche, aucune fissure, aucun conflit ne doit prendre le dessus sur notre objectif commun. Que les dirigeants restent unis et ne perdent pas de vue que leur travail en amont est le socle de notre passion. Que le staff technique ne se désorganise pas, sous la férule d’un entraîneur attachant mais à poigne, dont la confiance et la compétence doit lui permettre de tirer la quintessence de ses ouailles. Que les supporters, d’où qu’ils viennent, quels que soient leur âge, leur structure ou leur tribune, restent concentrés sur le seul objectif du soutien de notre équipe à l’usu anticu, en se rappelant qu’en face, c’est du National et que notre ambition mérite plus que des rencontres pliées et des déplacements plus difficiles sur le terrain qu’en tribunes.

C’est tout un club qui sort du lot en cette première partie de saison. Et ce club, c’est le mien. Le vôtre. Le nôtre.

Pour une seule raison, avec laquelle quoiqu’il arrive, aujourd’hui, le peuple turchinu renaît peu à peu et doit à tout prix rester à l’unisson. Pour que, quelque soit la composante, l’unité nouvelle persiste et émule une nouvelle génération de bleus qui auront connu le fond de l’abîme du Sporting et sa résurrection.

UNITI, VINCEREMU.

Ecrit par "Corsica".

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