D. Bouillot : « Il faut prendre le bon pli »

Fraichement nommé préparateur physique du Sporting, Didier Bouillot vient de boucler sa première semaine de préparation avec le groupe professionnel. Découvrez sa première interview...

img_7724« Didier, quel est votre parcours ?
Mon passé sportif n’est pas un passé de footballeur. J’ai pratiqué différents sports dès mon plus jeune âge, notamment du judo et de la gymnastique. Puis, je me suis orienté vers le vélo et l’athlétisme.
Par la suite, je suis entré à la faculté des sports de Dijon où j’ai passé mes diplômes avant de travailler dans le Centre d’Expertise de la Performance Gilles Cometti, où l’on formait les athlètes de haut niveau toutes disciplines. Après deux ans en Bourgogne, j’ai pu profiter de ce réseau pour travailler avec Alex Dupont à Sedan, Laval et Amiens. Entre-temps, je ne l’avais pas suivi au Qatar et à Gueugnon où quelqu’un occupait déjà le poste.
Ces deux dernières années, j’ai travaillé dans le cyclisme, mais également pour la Fédération Française de Football en tant que préparateur physique et pour la sélection France Police.

Quel est le travail d'un préparateur physique?
Tout dépend un peu de notre formation. Certains préparateurs physiques sont diplômés dans le football et s’intéressent plus à la partie technique, ce qui n’est pas mon cas.
Je suis là pour m’occuper de la partie « sans-ballon » et faire le lien entre le staff technique et le médical. On essaye également de s’occuper de tout ce qui touche à la diététique. C’est en fait un prolongement du staff médical dans le staff technique, puisque l’on participe pleinement à l’aspect technique et à la performance du groupe dans la mesure où si l’on ne fait pas bien notre travail, la performance s’en ressentira.

A quand remonte votre première rencontre avec Philippe Anziani ?
J’ai su à la fin du mois de Mai que le précédent préparateur physique allait quitter le club. C’est alors que j’ai envoyé mon CV et j’ai pu rencontrer l’entraineur au lendemain de la dernière journée de championnat.

Quel est le mode de fonctionnement au Sporting ?
Nous travaillons en collaboration étroite. Tout le monde participe aux séances, chacun imbrique sa partie dans l’autre en essayant de travailler de concert pour le bon fonctionnement général.

Ton avis sur le groupe après les premiers jours de travail ?
Il n’y a pour le moment aucuns soucis là-dessus, tout le monde est dans l’esprit et travail parfaitement. Après, il est encore trop tôt pour pouvoir évaluer les performances de chacun. Il faudra attendre pour ça les premiers matchs. Mais par rapport à l’état d’esprit c’est vraiment impeccable.

Quel sera le programme au niveau athlétique ?
Il y a la partie préparation qui va durer encore trois semaines avec un programme assez lourd en volume, pas forcement en intensité mais en faisant beaucoup de choses. On va poursuivre le travail qui sera effectué cette semaine en stage avant d’attaquer la partie affutage. Tout dépendra de la date de notre premier match officiel, à savoir si nous allons jouer le 1er Août en Coupe de la Ligue. Puis, nous rentrerons dans la partie compétition. Le volume diminuera au mois d’Août avec tous les matchs qui s’annoncent.
Enfin, un nouveau cycle débutera en Septembre.

Le stage, un moment clé ?
C’est en tous cas là où l’on prend les bonnes habitudes, même si ce n’est pas le seul moment important de la préparation. Mais ça reste primordial pour l’état d’esprit et le travail. Il faut prendre le bon pli et ne pas adoucir certaines choses. Ni plus, ni moins.

Quelle est le protocole d'une séance type ?
Pour ma part, je procède par semaine type et non pas par séance type. Pour l’heure, elles ne sont pas totalement définies car nous sommes encore dans la préparation. Tout dépendra de l’état de forme des joueurs. »

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