David Suarez : "faire de Furiani un lieu bouillant"

SECONDE PARTIE. Suite et fin de l'interview de David Suarez qui se dit impatient de débuter cette nouvelle saison sportive. Il évoque également l'unité que devront conserver toutes les composantes du club, ainsi que l'avenir du Sporting.

Une nouvelle aventure débute en Ligue 2, un championnat que tu connais par coeur. Avec ton expérience, comment juges-tu le groupe ?
Déjà, il faut se servir de ce que nous avons réalisé l'an passé car c'est une saison historique en National. La Ligue 2 demande plus d'impact physique, d'agressivité, de vitesse et d'expérience. L'équipe est en train de se structurer, de se mettre au niveau et il faudra vite rentrer dans ce championnat pour prendre des points et emmagasiner de la confiance, mais il y a un super groupe avec des relations internes qui sont primordiales et qui aident souvent à l'acclimatation dans un tel championnat. On a vu des équipes comme Arles, Boulogne ou encore Evian qui ont réussi a faire le saut du National à la Ligue 1. Maintenant, ça ne va pas du tout être facile, avec des matchs compliqués face a des grosses écuries comme Nantes, Monaco, Lens, Le Mans ou encore Sedan qui sont habituées a l'élite.
Notre équipe devra donc faire valoir ses qualités de solidarité qui s'adapteront à la Ligue 2. Mais il faudra consentir encore plus d'efforts, car ce championnat pardonne moins… et être très concentré tout en répondant présent dans les moments clés.

Tu soulignais que le début de championnat serait primordial pour la suite des événements. On imagine que le parcours à domicile le sera tout autant si ce n'est plus… Et on sait que c'est ce qui a fait défaut au Sporting durant la décennie écoulée, contrairement aux clichés…
Ca va évidement être très important, car si les rencontres hors de nos bases restent importantes, c'est à Furiani où se jouera notre saison. Il faut que ce stade soit une citadelle imprenable, que les supporters renouvellent leur confiance exceptionnelle à l'image de la saison dernière car on aura encore plus besoin d'eux, surtout dans les moments difficiles que nous rencontrerons. Nous nous devons tous ensemble de donner le maximum, notamment dans la -saine- agressivité, l'opiniâtreté, le combat... Bref, d'être des guerriers à Furiani comme on a pu l'être en National. Tout cela nous avais vraiment aidé et le fait d'avoir du monde au stade et d'être dans une bonne dynamique ne peut que nous pousser vers la victoire. Les premières équipes qui viendront ici trouveront du changement avec les années précédentes… et c'est à nous de faire de ce stade un lieu bouillant en faisant sentir à l'adversaire qu'il repartira bredouille.

Que retiendras-tu de ce Club et de son environnement ?
J'ai connu pas mal de clubs vraiment bien structurés tout au long de ma carrière, mais c'est vrai que Bastia est une aventure extraordinaire. Nous sommes partis de rien et tout le monde s'est serré les coudes pour sauver le Sporting et c'est ce qui faut garder de Bastia.
J'ai vécu une année exceptionnelle sur le plan sportif et affectif… Garder cette unité est primordiale que ce soit avec les dirigeants, les supporters, les joueurs et les gens qui travaillent dans le club. Vraiment, tout le monde avait les yeux qui pétillaient le samedi soir après le match et rendre les gens heureux n'a pas de prix. Vous savez, j'ai 32 ans, ça fait plus de dix ans que je suis dans le milieu et je vis ici mes meilleurs moments !
Bastia a de beaux jours devant lui et il se doit de rester vigilant sur le plan sportif, en continuant de se structurer administrativement et structurellement. On voit que le club avance, à l'image du stade. Les joueurs comme le reste travaillent tous dans le même sens et nous nous devons de garder cette ligne de conduite.
Franchir un pallier (ndlr : franchemu u passu) est le slogan de cette année, en oubliant pas celui de l'an dernier (ndlr : uniti vinceremu), alors, il faut continuer a avancer même dans la difficulté, mais si nous restons unis, nous pourrons renverser des montagnes.

En résumé, ne pas commettre à nouveau les erreurs du passé ?
Tout a fait, on se doit d'installer durablement Bastia dans les trente meilleurs clubs de l'hexagone voir même plus haut dans les prochaines années. Le Sporting a un projet visant a retrouver la Ligue 1 dans trois ans, il ne nous reste plus qu'à déjà bien l'ancrer dans le monde professionnel où il a amplement sa place.

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