De Zerbi : "Hantz fait du bon travail"

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Encore méconnu du public, le site web de Sébastien méritait un coup de projecteur de notre part. Véritable passionné du Sporting, ce breton nous fait découvrir chaque semaine de belles interviews de joueurs bastiais, adverses ou encore de quelques figures qui ont fait la gloire du SCB... comme Jean-Marie de Zerbi.

A découvrir sans plus attendre : www.supporterduscbastiaenbretagne.com

Retracez nous votre parcours ?
J'ai débuté à l 'AS Borgu pour ensuite porter les couleurs du Sporting, puis celles du FC Tours et j'ai fini ma carrière de footballeur dans la région Parisienne. En tant qu'entraîneur actuellement je suis l'adjoint de Fred Antonetti au stade Rennais, après avoir été à Saint Etienne, Nice et Bastia. C'est notre seconde saison en Bretagne.

En aparté, vous êtes peut être en train de vivre une superbe saison à Rennes ?
On tire profit du travail de formation au club. Malgré les blessures depuis le début de saison, après 25 journées nous sommes second au général, n'en déplaisent à certains médias. On sait que rennes dérange comme Montpellier et Auxerre l'an dernier, cette place on va se battre jusqu'au bout pour la garder mais on sait qu'il y a des impondérables, des erreurs d'arbitrages, des suspensions, des nuisances extérieures qui peuvent nuire au groupe. Les médias espèrent voir les gros en haut de l’affiche, quand on s'aperçoit que certains journalistes peuvent nous juger en ne voyant que cinq minutes de nos rencontres cela m'exaspère, mais bon c'est ainsi.

Durant votre carrière Bastiaise, quel évènement vous a marqué le plus ?
C'est sans conteste et sans surprise l'épopée 1977/1978, surtout la rencontre à Turin où 20000 supporters Corses avaient fait le déplacement, c'était une joie indescriptible. On avait une équipe qui déplaçait des montagnes avec une superbe ambiance. Bastia aura été le premier club Français à s'imposer sur le sol Anglais. Pour moi cette épopée est le début de ma carrière, j'ai profité de l'absence de Yves Mariot, je n'étais pas encore pro, c'était l'année de mon bac. A l'époque ce n'est pas comme maintenant ou on formate les enfants à devenir pro pour l'appât du gain entre autre et pourtant il y a peu d'élus dans le haut niveau. Mais à notre époque c'était différent et nos parents nous mettaient en garde et on devait passer les études en priorité.

Quels sont les joueurs et entraîneurs qui vous ont marqué le plus dans votre carrière de joueur et d'entraîneur ?
En tant que coach c'est sans hésitation Pierre Cahuzac, un visionnaire du football, qui connaissait le foot par cœur, c'était un très grand Monsieur. Au niveau des joueurs, il y en a deux qui étaient très doués c'est Claude Papi et Johnny Rep, deux joueurs pétris de qualités.
Depuis que je suis entraîneur, j'ai eu la chance de côtoyer de très bons joueurs notamment, Hugo Lloris, Mikaël Essien, Lubomir Moravick il y en a tellement comme à Rennes mais évidemment je ne vais pas les citer de peur d'en oublier (rires).

Que vous inspire le public Bastiais ?
C'est un très, très bon public, pas nombreux parfois mais qui met une ambiance incroyable. Je peux l'affirmer notamment lors de l'épopée, c'est le public qui nous faisait gagner des rencontres, sans le public on n'aurait jamais gagné certaines de nos rencontres. A Furiani, le public est toujours derrière son équipe, même s'il y a eu quelques couacs, comme dans beaucoup de stades, je crois que les médias et la Ligue ont fait de Bastia leur tête de Turc mais si cela avait certains clubs , on aurait rien dit.

Que pensez-vous de la saison de Bastia ?
Je crois qu'avec l'avance de Bastia sur le 4ème, ne pas monter serait une erreur professionnelle. Je suis allé avec Pierrick Hiard, voir Bastia à Guingamp, Bastia n'a pas forcément été impressionnant mais a fait preuve d'une incroyable efficacité et avec les entrées de Robail et Khazri , Bastia a fait la différence . C'est une équipe complète et physique, Fredéric Hantz fait du bon travail et c'est tant mieux car avec Fred Antonetti que ce soit le vendredi ou le samedi, le résultat de Bastia est notre priorité, c'est le club de notre cœur. Personnellement je suis né à Bastia, j'espère que l'on remontera en Ligue 1 un jour.

Un grand merci à Jean Marie De Zerbi qui nous a accordé cet entretien et souhaitons à Jean Marie de Zerbi et Frédéric Antonetti une grosse surprise en fin de saison.

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