Duel au sommet à Félix Bollaert

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Contre toute attente, le modeste promu bastiais se déplacera sous son statut de leader au stade Félix Bollaert pour y affronter le Racing Club de Lens qui peine a retrouver des couleurs depuis sa relégation. Sauf qu'en cas d'une nouvelle victoire, ce dernier pourrait jouer un rôle plus intéressant en cette fin de saison, tandis qu'une défaite laisserait les bleus s'envoler vers les sommets.

L’enjeu
Meilleure formation à domicile en compagnie de Reims, le Sporting n’a pas manqué de faire valoir son statut de leader hors de ses bases en grappillant pas moins de dix-huit points et cinq victoires, faisant ainsi taire certains de ses détracteurs qui ne le voyaient s’imposer qu’à Armand Cesari. Aujourd’hui, la qualité de jeu des bleus n’est plus à démontrer. Meilleure attaque loin devant Sedan (42 buts) et meilleure défense, l’équipe bastiaise est assurée de conserver son fauteuil de leader pour les deux prochains matchs, même en cas de scénario catastrophe. C’est justement ce qu’elle voudra éviter en se déplaçant à Lens, même sans son capitaine Yannick Cahuzac. Un nul serait d’ailleurs un excellent résultat pour les bleus, qui espèrent bien évidemment faire bien plus, sans tomber dans le panneau de la provocation.
De leur côté, les lensois vont mieux depuis deux rencontres. Après avoir ramené le nul in-extremis de Laval vendredi dernier, ils ont remporté trois précieux points dans la bataille du nord à Boulogne-sur-Mer, s’éloignant ainsi de la zone rouge. Désormais, c’est une victoire face au leader que les lensois voudront obtenir, histoire de croire encore en l’accession, qui serait finalement pas si inaccessible que ça.

La déclaration
L’entraineur artésien Jean-Louis Garcia a été le premier à évoquer le choc de la 27ème journée de Ligue 2. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les événements du match aller sont encore bien présents dans les têtes de l’ancien coach angevin, qui semble même expliquer les résultats en dents de scie de son équipe par le match nul concédé à Furiani. Sans doute histoire d’évacuer un peu la pression qui pèse sur ses épaules, tant le Racing Club de Lens mérite sans doute mieux que sa onzième place, du fait de sa stature, ses moyens colossaux, sa riche histoire et la ferveur de son public.
« A l’approche de la rencontre, les souvenirs de ce match remontent un petit peu à la surface. On ne peut pas oublier qu’un garçon comme Gabriel Cichero, que nous apprécions tous, a dû retourner dans son pays et résilier son contrat avec le Racing club de Lens parce qu’il a pris six mois de suspension suite aux incidents à Furiani. Lors du match aller, nous avions été capables de bousculer les Bastiais dans le jeu. On menait un but à zéro et, finalement, on a concédé le match nul. C’est une rencontre que l’on a eu beaucoup de mal à digérer et qui a eu des conséquences très négatives sur les trois-quatre confrontations qui ont suivi. Ce sera dans un coin de notre tête et il y aura un sentiment de revanche. Mais, avant tout, il faudra que l’on montre que l’on a progressé et que l’on est éventuellement capable de battre Bastia. Et à la régulière, forcément. » (Site officiel rclens.fr)

Le retour
Parti amer de Lens l’été dernier après avoir connu des hauts et des bas avec les sang et or, Toifilou Maoulida sera de retour au stade Félix Bollaert lundi soir sous le maillot bleu, avec lequel il s’est refait une santé en inscrivant 9 buts en 18 titularisations.
Pas encore tout à fait au top de sa forme en octobre dernier lors du match aller, il était toutefois parvenu à inscrire un but contre ses anciens coéquipiers. Il espère donc pouvoir réitérer cette performance sur une pelouse qu’il connait bien pour y avoir « scoré » à 19 reprises en l’espace de trois saisons et demie. C’est notamment lui qui avait inscrit le but de la victoire face au Sporting en 2008/2009, saison à l’issue de laquelle le club cher au Président Gervais Martel retrouvait la Ligue 1 sans trop de soucis.

Le chiffre  1
Comme la seule victoire bastiaise en terre lensoise en pas moins de 24 confrontations. C’était lors de la saison de l’épopée UEFA 1977/78, sur le score prolifique de 4/3 avec un triplé de Johnny Rep et une réalisation de Merry Krimau.
Au-delà des dix-huit défaites bastiaises, on note surtout un nombre important de « déculottées » subies au stade Félix Bollaert. Le 7-0 de nombre 2001 reste ainsi dans les mémoires, quelques mois après que les bleus aient privé le Racing d’un titre de champion de France.
Outre cette sombre soirée, Bastia a comme on le disait souvent volé en éclat dans le Nord avec des défaites 6-0, 5-0, 5-1, 4-1, 4-0, 3-0…

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