Fred Hantz, Fethi Harek et Gilles Cioni invités de « bons conseils »

Hôtes, au collèges de Montesoro, d'une classe de 4e, l'entraîneur et les deux défenseurs du SC Bastia ne se sont pas contentés d'expliquer leur métier à leur jeune auditoire. Une vraie action pédagogique.

Le cursus type pour accéder au plus haut niveau, l'attribution du poste occupé par chacun sur le terrain, le contenu et la fréquence des séances d'entraînement, les contraintes dans la vie de tous les jours, la pression du public et le stress qui peut en découler, le mode de fonctionnement d'un club, la concurrence entre joueurs : c'est à feu nourri de questions sur l'exercice de leur profession qu'ont fait front, hier matin - et de bonne grâce - Frédéric Hantz, Fehti Harek et Gilles Cioni.

Face à ces ambassadeurs du sport professionnel, des « intervieweurs » qui, au nombre d'une trentaine (garçons et filles confondus) attendaient d'eux des éclaircissements clairs et précis sur « la vie de footballeur ». De fait, leurs questions pertinentes n'ont jamais eu à souffrir de réponses « langue de bois ».

Sports et études conciliés : témoignage

Ces questions, ce sont donc les élèves d'une classe de 4e du collège de Montesoro qui les ont posées hier matin à l'entraîneur bastiais et à ces deux joueurs, dans le cadre d'un projet pédagogique conduit par Jean-Pierre Fetter (professeur de technologie) Marie-Hélène Gianviti (lettres) et Christine Sturles (arts plastiques). Un travail supervisé par le principal Pascal Tabanelli, et qui consiste à la réalisation d'un journal dont la « livraison » est prévue avant les vacances de Noël.

Après un sujet à caractère éducatif (la gestion d'un établissement scolaire) un autre d'ordre technologique (les nouveaux outils) et un autre directement lié à l'expression culturelle (la manifestation des Musicales) la forme qu'il avait été choisi de donner à l'article clé de la rubrique sportive était donc celle d'un entretien avec des « acteurs phares » de la filière professionnelle. Connaissant la disponibilité de Frédéric Hantz et son goût pour les actions pédagogiques, on pouvait être sûr que l'invitation lancée par le comité de rédaction n'essuierait pas un refus de sa part.
Le choix des joueurs l'ayant accompagné s'est par ailleurs révélé des plus judicieux puisque le parcours scolaire de Gilles Cioni et de Fehti Harek prouve que l'on peut poursuivre son rêve de devenir sportif de haut niveau sans pour autant délaisser ses études.

« Le travail finit toujours par payer… »
Non seulement l'un et l'autre ont obtenu leur baccalauréat mais ils ont même « poussé » plus loin leur cursus (licence d'histoire pour l'un, BTS pour l'autre). Argument supplémentaire vis-à-vis du but poursuivi : le premier nommé a été élève de ce collège au sein, précisément, de sa section sports-études.

Si leur témoignage a été des plus intéressants, c'est plus encore le message délivré par Frédéric Hantz qui aura donné une vraie dimension éducative à cette rencontre. Insistant sur la nécessité qu'il y a à se fixer des objectifs dans la vie, et sur les sacrifices qu'il importe de consentir pour les atteindre, le « coach » a mis en parallèle le match qu'a à livrer chaque semaine le footballeur et le contrôle (ou évaluation) auquel est soumis le travail de l'élève.
« Il peut y avoir échec mais, sur la durée, les efforts payent toujours. La régularité, la pugnacité ne restent jamais sans récompense… »Un discours fait de mots simples et justes et qui, teinté d'une sincérité privilégiant l'écoute de ce jeune public, est parfaitement allé dans le sens souhaité par l'équipe enseignante.

Corsematin.com

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