La dure loi du football ...

Le duel entre les deux équipes de tête a tenu toutes ses promesses. Mais au terme d'une partie largement dominée par les bastiais, ce sont finalement les locaux qui sont parvenus a empocher les trois points, profitant des largesses de la défense insulaire et du manque de réalisme de son attaque.

Fidèle a ses principes, Frédéric Hantz était venu au stade Jules Deschaseaux pour proposer du jeu. Une méthode qui était appliquée à la lettre par ses joueurs dès les premières minutes d'une rencontre plaisante a suivre. Invaincus depuis la reprise, les deux formations quadrillaient parfaitement le terrain, ne laissant que peu d'espaces aux attaquants. Il fallait donc attendre de longues minutes avant de voir les choses s'animer. Et les corses, portés par Sadio Diallo, étaient les premiers à se mettre en évidence, sans que le portier havrais ne tremble. Promu en équipe première, ce dernier se distinguait au fil du match face aux tentatives bastiaises, qui ne trouvaient donc pas le chemin des filets malgré de nombreuses tentatives, par Suarez, Diallo, Robail ou encore Choplin. Tout comme les normands d'ailleurs, qui touchaient même la barre a deux minutes du repos, sur un ballon perdu au milieu de terrain.
Au retour des vestiaires, Cédric Daury apportait une retouche a son équipe en lançant Rivière sur le front de l'attaque. Un changement qui ne faisait guère vaciller les blancs, qui passaient une nouvelle fois tout près de l'ouverture du score par Moizini. De quoi s'en mordre les doigts… Car les ciel et marine n'allaient pas rater leur seconde occasion de la partie. Sur une bourde de l'arrière-garde insulaire, Mendès surgissait devant Novaes pour le un à zéro, alors que Bastia continuait d'illuminer la rencontre de part son jeu alléchant.
Un jeu qui permettait du coup au Sporting de se procurer une nouvelle opportunité, notamment sur corner où un défenseur havrais venait repousser in-extremis un ballon qui trainait sur sa ligne de but. Si le SCB ne trouvait pas la faille, c'est sans doute sur le coup suivant qu'il allait vendanger sa plus belle occasion de revenir dans la partie. Entré en jeu depuis quelques minutes, Maoulida, lancé dans la profondeur, effectuait le contrôle parfait pour devancer le gardien adverse dans sa sortie, avant de manquer inexplicablement le cadre…
Un coup dur pour les joueurs blancs qui continuaient d'assommer cette équipe havraise. Mais à force de dominer, les havrais allaient pouvoir profiter pleinement des espaces. Et alors qu'il ne restait que trois minutes a disputer dans le temps additionnel, Fontaine profitait des errances de la défense bastiaise pour plier l'affaire.
Le temps était alors aux regrets pour un Sporting, qui se procurait de nouvelles occasions de revenir au score, en vain.

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