Le leader n'est pas tombé dans le piège

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"Il n'y a encore personne pour distribuer les gifles ?". Il est 17h50 quand les joueurs bastiais quittent le terrain pour regagner leur vestiaire. Sur leur chemin, un stadier strasbourgeois leur annonce la couleur...

En fait, tout avait déjà commencé quelques minutes auparavant, en coulisses cette fois-ci. Après un nombre incalculable d'heures en voiture depuis la région Provence Alpes Côte d'Azur, des jeunes supporters bastiais se voient refuser l'accès dans l'enceinte avec la banderole de leur groupe "Diaspora Turchina", sous le seul prétexte que le nom de celui-ci est écrit en langue Corse. Quid de celles écrites en alsacien ?! Passons et revenons au rectangle vert a ce qui l'entoure.
Les quarante-cinq premières minutes débutent sous l'impulsion d'une équipe bien en jambes à l'image des nombreuses situations chaudes qu'elle se créa dans les tous premiers instants du match. Gênés par la mobilité de la ligne d'attaque, les locaux multiplient les fautes et Monsieur Guillard est obligé de sévir.
Pour autant, ce sont les alsaciens qui ouvrirent le score grâce à Outrebon et quelques minutes plus tard, la pause était sifflée dans une atmosphère plutôt paisible.... en apparence.
A leur entrée dans les couloirs, la Meinau prend des airs de gala de boxe. Une bagarre générale éclate, les joueurs bastiais essuient les plâtres et se regroupent pour faire le dos rond. C'est surtout Jérémy Choplin qui en faisait les frais. Ce dernier terminera d'ailleurs la rencontre tête bandée.
Mais forts de leur place de leader, il en fallait certainement bien plus pour faire flancher cette équipe bastiaise. Et pour preuve, elle ne lâcha rien en continuant a développer son football.
Gênés par l'animation offensive des corses, les locaux étaient naturellement poussés à la faute. Harek payait d'ailleurs un lourd tribut en étant contraint de quitter les siens sur une agression qui aurait certainement mérité bien plus qu'un carton jaune.
C'est alors que les débats s'envenimaient. Une bagarre générale éclate sur la pelouse. Pichot assène un coup de poing à Angoula et Damour est exclu par Monsieur Guillard.
En tribune, même topo. Déjà copieusement invectivés et couverts de crachats (...), les dirigeants bastiais se retrouvent sous la menace du public. Les stadiers sont obligés d'intervenir pour remettre de l'ordre dans le "panier" des officiels.
Ces événements trouvaient même écho en tribune de presse. Les journalistes locaux, déjà bien remontés depuis le début des débats "rentrez chez vous !", franchissent les limites de l'acceptable. "Retournez manger les pierres" lâche l'un d'eux. La phrase de trop pour Pascal Camadini, pensionnaire du RCS, a deux doigts de perdre son sang-froid et de quitter les travées du stade avant d'être repris par la raison.
Qu'à cela ne tienne, les hommes blancs s'accrochèrent et venaient arracher en toute logique le point du nul sous les ovations du public bastiais venu une fois de plus soutenir son équipe.
Un retour en force qui n'était franchement pas du goût du public alsacien qui réservait une sortie bien arrosée aux joueurs corses. Lesquels regagnaient leurs vestiaires sous les yeux d'une compagnie de CRS, prête a intervenir dans les couloirs du stade.
Et pour conclure une soirée décidément bien mouvementée, c'est la Police qui encadra le bus de la délégation jusqu'à son hôtel...
Pour le reste, rendez-vous dès ce soir pour le résumé vidéo du match et l'inside qui s'annonce croustillante !
FORZA BASTIA !

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