Le Sporting est reparti

Après sa bévue à Laval, Bastia a retrouvé tout son caractère ce soir en terre bretonne, après un début de scénario ne laissant pas présager de bonnes choses. Mais grâce à un coeur énorme, à l'égalisation de Maoulida et à la générosité de tout un collectif, les bleus sont parvenus à tenir le cap et restent à seulement deux points du troisième, et ce après avoir disputé quatre rencontres de rang à l'extérieur !

Une ouverture du score précoce des guingampais, un arbitrage hésitant, un "pétage" de plombs du capitaine Yannick Cahuzac qui laissait ses coéquipiers à dix… Bref, ce Guingamp-Bastia prenait une sale tournure en moins d'un quart d'heure… ne laissant rien présager de bon pour une équipe insulaire alors livrée à elle-même dans un stade de Roudourou bien garni pour l'occasion.
Sauf qu'il en fallait plus à cette équipe pour mettre à mal sa rage de vaincre retrouvée en l'espace de quelques minutes. Suite à un bon travail de Diallo, c'est Maoulida qui catapultait le cuir au fond des filets de Samassa au bout de quinze minutes de jeu, alors que les bretons pensaient avoir déjà définitivement pris l'ascendant sur leurs adversaires.
Mais à dix, les bleus savaient que la partie seraient longue… très longue. Et sur les incursions dangereuses d'un Atik virevoltant, le seul remède qu'ils trouvaient se nommait Novaes, impeccable et surtout décisif sur sa ligne, derrière une défense malmenée par les mouvements offensifs guingampais.
C'est surtout après le repos que le brésilien faisait le show, notamment devant Knockaert qui ratait la balle du 2-1 pour son équipe.
Un score qui aurait finalement pu être en la faveur des bleus, si Maoulida, sur une frappe limpide de Rothen, n'avait pas manqué l'immanquable devant un Samassa trop approximatif. La chance du SCB était alors passée et les deux formations baissaient considérablement de rythme au cour du dernier quart d'heure, globalement bien maitrisé par les bleus, qui tentaient d'ailleurs le tout pour le tout sur corner et plus précisément sur une tête d'El-Azzouzi qui ne trouvait pas le cadre.
Près de deux mois après avoir disputé leur dernière rencontre à domicile, les bastiais s'apprêtent donc à enfin retrouver leur antre d'Armand Cesari, prêt a rugir de plaisir pour accueillir les sangliers sedannais, désormais à égalité de points avec les bleus.

UNITI VINCEREMU

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