Macedo Novaes : "le club a changé..."

De retour sur le devant de la scène après une saison exceptionnelle, le gardien brésilien qui a été auréolé du titre de meilleur joueur de National nous parle de son vécu au club et de la saison à venir...

Magno, comment ça se passe à Saint-Gervais ?
Les conditions de travail sont bonnes, donc très bien. Ce n'est que du bonheur pour le moment. Il y a beaucoup d'intensité dans le travail physique et je nous trouve plutôt bien au cours de cette préparation. J'espère que nous travaillerons bien jusqu'au bout et que la saison débutera du mieux possible.

Vivre ensemble durant une semaine permet sans doutes d'entretenir la vie de groupe...
Tout à fait, c'est un plus pour tout le monde de se connaitre un peu plus, notamment les nouveaux arrivés. Nous partageons d'agréables moments et là est l'essentiel. Tous les clubs ont besoin de ça pour bien démarrer leur championnat.

Par rapport aux années précédentes, l'effectif est très stable...
C'est sur que depuis quelques mois le Club et les joueurs sont très bien. Ici, j'ai pu vivre de bons et de mauvais moments, mais cette fois-ci, je sens très bien l'effectif qui est soudé. Nous vivons bien ensemble, c'est primordial pour la cohésion et le moral.

Justement, c'est ta quatrième saison ici, mais il y a de la nouveauté avec le stade qui évolue, l'osmose avec le public, la professionnalisation du club dans tous les domaines ?
J'attaque ma quatrième année à Bastia... Il est vrai que les deux premières étaient un peu difficile, nous étions moins organisés que maintenant et je pense que la descente nous a fait du bien. C'était un mal pour un bien... Désormais, on sent vraiment que le club est en train de changer et ça se ressent surtout pour nous les anciens. C'est même flagrant !

Tu devais faire un point la saison passée sur ta carrière, mais tu as finalement décidé de poursuivre l'aventure ?
Il est certain que l'on se pose beaucoup de questions quand on est pas bien. Ca a été le cas pour moi, mais rien n'a changé. Partir pour partir ne sert a rien. Du coup, quitter ce club pour ne pas progresser ne m'a pas convaincu et le staff m'a appuyé dans ma décision. Et comme je suis bien ici, je n'ai pas hésité le moindre instant.

On t'a quand même senti marqué moralement par la descente, avec une saison bien moins prolifique que la première... Le contraste était de taille ?
Franchement, j'y pense beaucoup moins aujourd'hui. Mais c'est vrai que ça a été très dur a vivre. J'ai été blessé et je n'ai pu retrouver ma place a mon retour. Je voulais a tout prix faire oublier le match de Dijon... J'avais donc a coeur de bien faire et de montrer ce que je valais. Heureusement, ça a payé. Vous savez, je travaille beaucoup et tout ce que je fais c'est uniquement dans un but collectif et non personnel. Comprenez ma joie d'avoir aider cette équipe a retrouver la Ligue 2 !
Maintenant, avec le staff, les joueurs et les dirigeants que nous avons, nous pouvons faire quelque chose de bien. A commencer par le maintien, voir plus si possible.

Ce sont les objectifs ?
Tout a fait. Déjà le maintien, car même si on entend qu'il faut accéder à l'élite, il ne faut pas oublier que rien ne sera facile. Il faut avoir des bases... Mais sait-on jamais, avec l'équipe que nous avons, on pourrait pourquoi pas viser plus haut.

Comment juges-tu ce groupe avec le recul que tu peux avoir ?
Je pense sincèrement que c'est l'année où nous jouons le plus au football, malgré que nous ayons toujours eu de bons joueurs. Il y avait quand même moins de jeu ces dernières années, c'était moins beau à voir. Mais là nous savons vraiment où nous voulons aller en essayant a chaque fois de bien faire, dans l'optique de séduire le public. Même si le plus important reste bien évidement les trois points. Alors, même si on peut être satisfaits de ce que nous avons fait, le plus important reste ce qui reste a faire.

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