Rothen : "une bonne surprise"

Pas étonné de retrouver Bastia en tête avant la réception du Mans, vendredi (20h00), Jérôme Rothen l'est un peu plus par sa «très grande forme». Retrouvez son interview pour l'Equipe.

« Jérôme Rothen, comment vivez-vous votre retour à la compétition ?
C'est un énorme plaisir d'être à nouveau dans un collectif. C'est ce qu'il me manquait le plus. Je savoure chaque entraînement. J'ai l'impression de me retrouver au début de ma carrière. L'année dernière était un gros point noir, parce que je n'étais pas habitué à vivre des saisons blanches. J'ai pris mon mal en patience, je me suis posé beaucoup de questions et j'ai essayé de signer dans le club qui me proposait le meilleur challenge possible.

Justement, Bastia débute parfaitement la saison...
C'est positif, parce qu'il y a une vraie marche à franchir avec le National et les jeunes joueurs se sont bien adaptés au niveau de la L2. Il faut quand même rappeler que le club est promu malgré sa grosse histoire. L'effectif n'a pas trop évolué. Et les recrues, comme moi, avons pu nous acclimater assez vite.

«Je savais où je mettais les pieds»

Vous attendiez-vous à tel départ ?
Oui d'un point de vue collectif. J'ai accepté de venir ici parce que j'y voyais une logique à tous les niveaux, avec le staff, les joueurs, l'encadrement, les dirigeants et aussi les supporters. Tout le monde tire dans le même sens. Je savais où je mettais les pieds. Après, je ne je m'attendais peut-être pas à ce que cela se passe aussi bien au niveau personnel parce que je n'avais pas joué depuis huit mois. Je pensais être à cours de rythme, mais il est revenu assez vite. C'est une bonne surprise.

Quel rôle jouez-vous dans l'équipe ?
On m'a pris pour apporter mon expérience et pour être le plus efficace possible à mon poste. Mais il y a aussi un vrai rôle à occuper dans le groupe. Les jeunes joueurs qui n'ont pas encore connu le très haut niveau ont besoin de repères. Il y a un vrai échange et un respect mutuel avec eux. On a souvent dit : "Les générations ont changé, on n'arrive pas à vivre ensemble". Avec certains, j'ai 14-15 ans d'écart, mais pour autant, cela se passe très bien.

«JE SUIS "LE JOUEUR À ABATTRE". MAIS JE NE REGRETTE RIEN. LA PAGE EST TOURNÉE.»

Et avec vos adversaires ?
Je suis "le joueur à abattre". Mais je ne regrette rien de ce qu'il s'est passé avant. La page est tournée (ndlr, il a été licencié du PSG). Je n'y pense pas. Même si j'ai fait des choix bizarres ces deux dernières années, je suis resté fidèle aux clubs pour lesquels j'ai joué. J'essaye d'avancer et d'apporter un maximum à celui-là, où l'on me comprend peut-être mieux.

«Si j'ai signé deux ans, ce n'est pas pour rien»

Jusqu'où le Sporting peut-il aller cette saison ?
On a montré lors des deux premières journées qu'on était capable de gagner des matches, à domicile comme à l'extérieur. Mais il faut rester lucide, rigoureux, professionnel sur le terrain et en dehors. Si l'on peut garder la dynamique de victoires de la saison dernière, cela nous permettra de rester en confiance et peut-être de déjouer les pronostics. Si j'ai signé deux ans, ce n'est pas pour rien. Je sens qu'il y a quelque chose à faire et que Bastia peut encore évoluer au plus haut niveau. J'ai envie de vivre une expérience extraordinaire ici. Si l'on arrive à enchaîner des victoires, on aura ensuite le droit de rêver.»

Propos recueillis par Hugues SIONIS, pour l'Equipe.fr

Frédric Hantz: «Il nous fait déjà beaucoup de bien»

«La seule inquiétude que j'avais, c'était par rapport à ses aptitudes physiques et athlétiques parce qu'il n'avait pas joué depuis un an. Mais il est arrivé en très grande forme, il s'est bien entretenu. Il a fait une très bonne préparation et atteindra sa plénitude au mois d'octobre. Là, il nous fait déjà beaucoup de bien dans la maîtrise technique et les coups de pied arrêtés. Il est déjà très performant». - H.S.

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