Seva et les Seynois y croient

Amoureux du beau jeu, l’entraîneur seynois est l’artisan principal du succès de son équipe. Face à Bastia, il entend tout de même pratiquer un football offensif qui est sa marque de fabrique.

Retrouvez sont interview donnée à Var-Matin.

Le football est chez lui plus qu'une passion. La preuve lorsqu'il a déboursé une grande partie de ses économies pour passer - et réussir avec brio - son diplôme d'entraîneur (DEF). Il faut dire que sa passion d'entraîner lui est venue tout jeune. Dès l'âge de 18 ans, Franck Seva entraînait une génération dorée du FC Seynois, composée de Squillaci, Massobre ou Matucci.
Passé ensuite par le Racing de Toulon, « où Messieurs Revello et Berard ont été mes meilleurs professeurs », l'homme âgé aujourd'hui de 39 ans a remporté toutes les coupes du Var de la catégorie pupilles à seniors. Malgré d'excellents résultats avec les seniors de La Seyne, il n'a pourtant jamais eu l'opportunité d'entraîner au niveau supérieur. Face à Bastia, samedi, il disputera ainsi le match le plus prestigieux de sa carrière.

À 48 heures de rencontrer Bastia, comment sont vos joueurs ?
Surexcités. Ils sont en pleine euphorie. Pour eux, il ne fait aucun doute qu'ils vont parvenir à les éliminer ! Ils abordent ce match comme une rencontre qu'ils ont l'habitude de disputer au quartier. Ce qui est formidable est qu'ils influent cet état d'esprit à tout le monde. Même à moi, ils m'ôtent mes doutes malgré les galères qu'on connaît depuis trois semaines.

Lesquelles ?
Nos trois derniers matches ont été reportés. Dont le dernier face à Puget-sur-Argens à domicile que j'ai en travers de la gorge. Cela fait trois semaines qu'on ne joue plus. Sans compter tous les entraînements perturbés par la pluie. C'est la pire préparation qu'on pouvait faire, notamment en matière de rythme. Mais les joueurs sont tellement motivés que j'espère que cela va combler mes incertitudes.

Quelle tactique comptez-vous mettre en place ?
Celle qui est la mienne depuis toujours. Pour moi, le football, c'est l'attaque. J'ai construit mon équipe par rapport à mon projet de jeu. Mes deux latéraux sont des ex-attaquants. Les milieux offensifs également. Mes joueurs jouent pour zéro franc. Aucun d'entre eux a le moindre contrat. Si en plus, ils ne prennent pas de plaisir le dimanche, autant rester chez soi.

Il y a tout de même des principes défensifs à respecter. Surtout face à des pros ?
On sait qu'on n'aura pas la maîtrise du ballon. Quand on l'aura, il faudra leur poser des problèmes. Avec nos atouts. Sur dix minutes, qui nous dit qu'on ne va pas s'élever à leur niveau ? Le plus important sera de commettre le moins de fautes possibles et ne surtout pas se retrouver en infériorité numérique.

Vous croyez vraiment pouvoir franchir ce tour ?
Pourquoi pas ? Par rapport à d'autres sports, le football à cette particularité de pouvoir donner sa chance à toutes les équipes. Même si on a 1 % de chance, on va la jouer à fond.

À lire également

Ricevete a lettera