Suarez : "nous étions prêts à tout"

Ancien buteur sedanais, l'attaquant bastiais David Suarez estime que le Sporting a le statut d'un trouble-fête. A 32 ans, David Suarez a retrouvé une seconde jeunesse à Bastia. L'an passé, l'ancien Sedanais a terminé 2e meilleur buteur du National (20 réalisations) à seulement une longueur du Guingampais Thibault Giresse. A l'image de son équipe, il a démarré la nouvelle saison pied au plancher (4 buts en cinq journées dont 3 sur penalty) avant de rentrer dans le rang.

David, êtes-vous surpris par votre bon début de championnat ?
« Non. Nous avons continué sur la dynamique de la saison dernière. L'effectif n'a pas énormément bougé et le recrutement de joueurs expérimentés a apporté incontestablement un plus à l'équipe. A l'image de Jérôme Rothen, revanchard et qui a envie de s'éclater. Il a donné un coup de fouet à l'équipe. Il y a vraiment un super-groupe qui a des valeurs de solidarité et d'enthousiasme. Nous avons forgé notre caractère sur les pelouses de National. Notre projet de jeu est ambitieux. Ça aussi c'est intéressant. Rapidement, nous avons pu constater que ce que nous proposions tenait la route. En tout cas, nous étions prêts à tout, aussi bien jouer la montée que le maintien. Et la passion qui existe autour du club fait le reste. Mais, nous pouvons encore faire mieux. »

N'est-elle pas excessive justement ?
« Il y a beaucoup de ferveur, c'est un fait. Furiani, c'est un stade mythique avec une ambiance particulière, complètement différentes de celles des autres stades de L1 et L2. Nous avons payé notre dette. Dans cette affaire, nous avons beaucoup parlé du côté extra-sportif. Mais, il ne faut pas oublier que nous gagnons les matches aussi. Nous revenons sur notre pelouse sur laquelle nous sommes invaincus depuis près de dix-huit mois. Nous allons faire en sorte de le rester. »

Même exilés à Créteil, vous avez été performants (victoire 3-0 contre Arles-Avignon)…
« Nous vivons vraiment une belle aventure. Quand nous étions à Créteil, 700 supporters sont venus à Furiani pour écouter le match à la radio. Beaucoup d'entre eux nous ont accueillis à l'aéroport. »

« Je reprends du plaisir »

Ce match contre Sedan ne constitue-t-il pas un premier tournant, les équipes de haut de classement s'affrontant ?
« Ce n'est pas décisif mais effectivement important. C'est très serré. Il ne faut pas se cacher que Clermont s'est donné un petit avantage en battant Reims. »
Votre passage à Sedan (2008-2010) ne vous rappelle pas forcément que des bons souvenirs ?
« C'est du passé. J'ai plutôt tendance à retenir les bons côtés, les mauvais je les oublie vite. Si ça s'est mal passé sur le terrain, j'y ai gardé des attaches, des amis. Je parlais souvent de l'équipe à mes coéquipiers dans le vestiaire la saison passée. C'est presque une faute professionnelle de sa part de ne pas être montée. C'était incontestablement la meilleure formation de L2. »

En signant à Bastia, vous n'avez pas tardé à vous relancer en tout cas…
« Certains me pensaient cuit pour le football. Le Sporting m'a permis de rebondir. Je suis heureux de reprendre du plaisir sur le terrain au sein d'un groupe formidable. J'ai encore envie de manger du gazon. J'ai retrouvé mes jambes de vingt ans. »

Vous n'avez cependant plus trouvé le chemin des filets depuis quelque temps…
« J'ai tout de même inscrit un triplé en Coupe de France. Je retrouve du temps de jeu. Je suis heureux de prendre du plaisir. Les buts, ça va donc revenir, je ne me prends pas la tête avec ça. Je participe beaucoup au jeu de l'équipe également. »

Propos recueillis par Sylvain POHU de l'Union.

À lire également

Ricevete a lettera