Un apprentissage nommé… LIGUE 2

IMG_80531.jpg

"Une chose est certaine ce soir, on ne méritait pas de gagner". Les mots d'Hubert Fournier sont certainement flatteurs pour les bleus. Mais au bout du compte, ce sont bien les rémois qui encaissent les trois points, laissant leurs adversaires du soir sur une cinquième partie sans succès.

Une erreur payée cash
Passionnant en première période, entrainant en seconde, ce Reims-Bastia aura tenu toutes ses promesses. Tout du moins dans l'intensité, car au niveau comptable, les bastiais ont de nouveau fait choux blanc.
Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Légèrement dominateurs avant le repos, les coéquipiers de Yannick Cahuzac ont comme trop souvent pêché dans la dernière passe et surtout par un manque de présence devant le but. Il n'en fallait pas moins à cette équipe de Reims pour mettre la machine en route. Et c'est le Sporting qui appuyait sur le starter en offrant un coup-franc aux locaux. Du pain béni pour Ghilas, qui pouvait profiter du laxisme de l'équipe insulaire sur le renvoi de Novaes pour ouvrir le score contre le cours du jeu.
Toujours maître du ballon, Bastia ne parvenait pas pour autant a trouver la bonne formule. Malgré plusieurs tentatives, Agassa dictait tranquillement sa loi dans la surface de vérité, tandis que Fauté côté rémois donnait la réplique a deux reprises aux attaquants corses.

Le show-Agassa, la main de Talcafred…
Si les quarante-cinq premières minutes avaient permis aux bleus de prendre conscience de leurs possibilités, les quarante-cinq suivantes leur auront permis d'entrevoir un épilogue plus heureux.
Après une bonne reprise, les bleus passaient en effet la vitesse supérieure à l'heure de jeu. Enfin boostés par l'entrée en jeu de Genest et la finesse de Rothen, ils se créaient une pléiade d'occasions. Ainisi, Moizini, Suarez, Rothen, Sans, Diallo ou encore Genest venaient tour à tour buter sur un gigantesque Agassa qui faisait valoir tous ses atours : détentes, parades, sorties dans les pieds, claquettes, réflexes… Bref, tout pour dégouter un collectif bastiais qui bouclait sa partie sur une insolente domination, du jamais vu à Delaune selon les rémois.
Une domination qui prendra fin au terme des cinq minutes de temps additionnel, sur un ultime coup de tête de Sans repoussé… de la main par Talcafred sur sa ligne.
Les vingt-deux acteurs pouvaient alors rejoindre les vestiaires la tête haute. Les rémois pour avoir repris la tête à Clermont, les bastiais pour voir tout fait pour revenir… en vain.

À lire également

Ricevete a lettera