Décimé, le Sporting ne doit pas faiblir

Quoi de mieux pour terminer une année que de recevoir l'OM ? Le plus beau cadeau pour un supporter Bastiais, c'est certainement de battre les olympiens à Furiani, et quelque jours avant Noël, on imagine que cela satisferait tout le peuple bleu. D'autant plus que la dynamique actuelle des hommes de François Ciccolini est inespérée : après un automne catastrophique et plus de deux mois sans empocher trois points, les Bastiais ont enchaîné deux victoires consécutives et sont passés de barragistes à 12e, en deux journées. Mais pour qui suit la saison des bleus, il n'y a rien d'étonnant à cela. Comme nous l'écrivions d'ailleurs après la victoire contre Metz : era ora ! En effet, ce n'est pas par manque de talent ou de sérieux dans le jeu que les mois d'octobre et de novembre ont été faibles en résultats. C'est avant tout à cause d'une incommensurable guigne, tant sur le plan des blessures, des poteaux touchés (11 en 16 matchs!) que des décisions arbitrales, que les Bastiais ont fini par tutoyer la zone de relégation.

Aujourd'hui, il est vrai que l'on respire du côté de l'IGESA. Mais si la malchance nous a quittés sur le plan du jeu, avec des tirs qui font enfin trembler les filets, et que les cartons rouges ne pleuvent plus comme avant, du côté des blessures en revanche, cela ne s'arrange pas. Outre Sébastien Squillaci, Farid Boulaya et Ismaël Chester Diallo qui poursuivent leur convalescence, Yannick Cahuzac et Pierre Bengtsson viennent rejoindre le rang des absents. Le capitaine courage et l'arrière gauche suédois, pièces maîtresses de l'équipe, seront absents contre Marseille et en coupe contre Paris, au minimum. Coup de grâce pour François Ciccolini, c'est le meilleur buteur de l'équipe qui perd sa place à son tour. Victime d'une légère déchirure aux ischio-jambiers, le combatif Enzo Crivelli ne pourra pas tenir son rang contre Marseille. Ces trois absences sont très difficiles à encaisser, car il s'agit de trois lions, dans trois secteurs du jeu essentiels.

Mais, comme l'a très justement dit Florian Marange en conférence de presse d'avant-match, demain ça ne sera pas une question d'effectif. Non, ça sera une question de mentalité. Et cette mentalité, peu importent les blessures, lorsque les bleus l'ont en eux, elle est capable de déplacer les montagnes. Marseille n'est qu'une petite colline. A nous de savoir la gravir !

À lire également

Ricevete a lettera