Gilles Cioni : "Je comprends le mécontentement"

"Quand on est d'ici, ce n'est pas évident. J'ai limité mes déplacements en ville. Il faut qu'on reste concentrés sur notre objectif, le maintien. Garder une force mentale. Quand on est Corse et qu'on vit une situation comme ça, c'est une double peine. Même les joueurs prêtés ont conscience qu'une descente, sur un CV... Il faut rendre des comptes. 

Si l'issue est négative, elle le sera pour tout le monde. Honnêtement, je comprends le mécontentement des gens, leur colère. Il n'y a pas eu de heurts, juste une manifesation de mécontentement. J'ai été supporter aussi.

On était dans les vestiaires, abattus, mais on ne s'est pas sentis en danger. Je n'aurais pas compris qu'on nous agresse physiquement. Mais je comprends cette réaction. Il n'y avait pas d'animosité. 

On n'est pas au niveau des années précédentes. Avec le recul on voit que gagner un match en Ligue 1 n'est pas chose facile. C'est ce que nous disait Frédéric Hantz à l'époque quand on ne criait pas après une victoire : il ne suffit pas de mettre un maillot bleu sur les épaules pour gagner, et un jour on s'en rendra compte. 

Le système de jeu a changé avec le coach, il y a de la rigueur. 

Si tu gagnes, tu relances tout. Je suis peut-être fou, mais dans un coin de ma tête j'y crois. Il y a de l'intensité, personne n'a lâché."

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