Pierre-Marie Geronimi : « Nous devions frapper fort »

Joint par l’Agence France Presse, le président du Sporting Club de Bastia, Pierre-Marie Geronimi, est revenu sur les incidents de dimanche et les sanctions prises par le club.

 

 

Pierre-Marie Geronimi, on ne vous avait pas encore entendu depuis les incidents de dimanche, quelle est votre réaction sur ces débordements ?

On est forcément abattus car lorsque l’on aime le football et que l’on est président de club, on ne vit pas pour voir de tels débordements. Une limite a été franchie et nous nous devions de frapper fort et de condamner fermement ces incidents. Nous l’avons d’autant plus fait que nous-mêmes avons été victimes d’une agression similaire, il y a trois ans à Nice. A l’époque plusieurs centaines de supporters et des stadiers niçois avaient envahi le terrain et frappé nos joueurs à l’issue de la rencontre. Des faits qui n’ont connu, à l’heure actuelle, aucun épilogue judiciaire et qui avaient uniquement valu à Nice une fermeture d’une partie de sa tribune pour deux rencontres. Cela ne veut pas dire que nous nous cherchons des excuses ou que nous voulons minimiser les faits de dimanche. Simplement, il ne faut pas avoir la mémoire sélective et arrêter de dire dans la presse que « ces faits sont inédits dans le championnat de France ». Nous sommes conscients de ce qu’il s’est passé dans notre stade dimanche et nous avons donc fait le choix de prendre des sanctions à la hauteur de ces actes.

 

Quelles sont ces sanctions ?

La fermeture à titre conservatoire de la tribune Jojo Petrignani (NDLR : Est). L’interdiction de stade pour toutes les personnes ayant participé aux incidents et qui seront identifiées. Et ce pour la durée maximale définie par les textes. Un dépôt de plainte contre X immédiat. Le club se constituera également partie civile. Et enfin, le réaménagement de la tribune ‘’Est’’ pour maximiser la sécurité dans notre stade.

 

Ce sont décisions inédites pour votre club ?

Nous avons voulu marquer une rupture avec une minorité de nos supporters qui porte atteinte aux valeurs et à l’image du club. En prononçant des interdictions de stade très fortes, nous voulons travailler sur le long terme pour permettre à l’ensemble de notre public et de nos supporters de ne plus être pénalisés. Ces débordements sont le fait de quelques dizaines de personnes qui ne représentent pas la majorité du Stade Armand-Cesari.

 

Comment appréhendez-vous le rendez-vous de jeudi devant la commission de discipline ?

On est forcément inquiets surtout quand on voit le lynchage médiatique dont nous sommes victimes. Mais nous allons défendre notre club. Nous ne pouvons pas imaginer que l’avenir du SC Bastia soit en péril par la faute d’une minorité. On ne peut pas faire payer à tout un groupe sportif, à des salariés et à toute une île, le comportement de quelques personnes.

 

Avec AFP

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