Plus de temps à perdre

C'est en position de relégable pour la première fois de la saison que le Sporting reçoit le FC Nantes dans un Furiani qui, en mercredi soir à 19h, ne résonnera pas comme à ses plus belles heures. Outre le jour et l'horaire inappropriés pour un match professionnel de football, la forme actuelle et les performances des turchini ne satisfont pas le public, et pour cause. Plus de victoire depuis celle à Rennes en décembre, un enchaînement de contre-performances à domicile et de défaites à l'extérieur, qui placent les Bastiais dans une position plus que délicate. François Ciccolini l'a dit, et l'a répété : "On n'a pas attendu d'être relégable pour savoir que l'on était en difficulté". En effet, mais pour la première fois depuis bien longtemps, le SC Bastia a un orteil en Ligue 2. La situation est encore rattrappable, mais si la réaction n'intervient pas immédiatement, elle ne le sera bientôt plus, car les concurrents directs comme Lorient, Metz, Caen et - a saperemu - Montpellier, ont tous repris du poil de la bête.

Et ce match dans l'Héraut a du mal à être digéré par le peuple bleu, venu en masse soutenir son équipe en Occitanie. Outre de classiques erreurs d'arbitrage, comme ce penalty évident sur Coulibaly non sifflé, c'est le contenu proposé qui posait également problème. Une première mi-temps de bonne facture, et ce qui devient une mauvaise habitude, une résignation, un manque de précision, d'application en seconde période. La faute à une ligne défensive "qui recule 10 à 15 mètres trop bas", selon François Ciccolini. Prince Oniangué admettait également qu'il est difficile pour les joueurs en ce moment de tenir 90 minutes. Bastia n'est jamais dominé de bout en bout, mais n'arrive pas à tenir un avantage, c'est un fait qui coûte très cher au groupe. 

Samedi, le Sporting a eu des occasions, est revenu au score et a même touché la transversale, c'est vrai, mais soyons réalistes : Montpellier avec un peu plus d'adresse aurait pu s'imposer plus largement encore devant leur public. La défense Bastiaise a trop de fois été prise à revers face à un adversaire loin d'être le plus vaillant du championnat. Le carton rouge reçu par Alexander Djiku en fin de match n'arrange rien aux affaires de François Ciccolini qui, malgré cela, comptera tout-de-même sur un groupe assez étoffé pour recevoir les canaris. 

Canaris qui, rappelons-le, avaient été déjà relancés en première partie de saison par des Bastiais qui étaient venus s'incliner à la Beaujoire dans un match générateur de nombreuses frustrations. Nantes est toujours en mauvaise position, après une défaite à domicile contre Nancy deux buts à zéro. Mais ce mercredi, la situation n'est plus du tout la même que lors de la phase aller. L'erreur n'est plus permise côté bleu. La malchance ne sera plus tolérée, ni la défaillance physique. Car en cas de contre-performance, le Sporting qui est déjà à deux points du premier non-relégable risque de se retrouver lanterne rouge, ou tout du moins bien ancré dans la zone de relégation. Il s'agit donc d'un match pour la survie, un match déjà capital alors que nous ne sommes que début février. Si les bleus ne veulent pas vivre d'interminables semaines d'angoisse jusqu'en mai, il n'y a demain qu'une seule option, la victoire, avant d'aller rendre visite à Toulouse qui vient d'en passer quatre à Angers. La victoire, c'est le seul résultat envisageable pour ne pas connaître de crise en cette fin d'hiver. Il ne reste qu'à espérer que la pression qui réside sur les épaules des joueurs sera bénéfique et les portera à se surpasser !

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