Sortir les crocs !

Le Sporting Club de Bastia reçoit demain, à Armand-Cesari, l'OGC Nice. Cette simple phrase suffit à réveiller de leur torpeur les centaines de supporters turchini engourdis par la vague de froid et les chutes de neige. 
Certes, le Sporting ne connaît pas sa plus belle saison depuis son retour parmi l'élite. Cependant, il y a plusieurs lueurs d'espoirs avant la réception des azuréens.

Ces derniers, bien que survolant la L1 en compagnie de leurs vosins monégasques, avaient mis le genou à terre il n'y a que deux mois lors du match aller (1-1, but d'Enzo Crivelli). Les Bastiais, qui n'étaient pas en meilleure posture au classement qu'aujourd'hui, avaient réussi à mettre en difficulté le leader de l'époque, en accrochant un nul rageur et annonciateur d'un certain renouveau dans l'équipe de François Ciccolini. Cette fois-ci, les bleus seront encore une fois décimés : Enzo Crivelli et Florian Marange, blessés à Nancy, et Allan Saint-Maximin, suspendu, viennent s'ajouter à la longue liste des absents. Mais les deux recrues fraîchement arrivées seront, elles, bien dans le groupe : Lindsay Rose et Prince Oniangué ont faim de jeu, et pourront faire leurs armes sous le maillot bleu dans un match très attendu de part et d'autre. Par ailleurs, le coach fait à nouveau confiance à deux jeunes prometteurs, Lucas Triki et Hugo Magnetti.

Mais tous ces joueurs, défenseurs ou milieux de terrain, ne viennent pas résoudre le problème de l'attaque. Seuls Lenny Nangis, Florian Raspentino et Jeff Acheampong auront la lourde tâche de titiller la solide défense niçoise. Il faudra donc une équipe compacte, qui monte et qui descend ensemble, avec les absences de tous ces piliers. 

En tout état de cause, le salut ne viendra pas simplement du terrain. François Ciccolini l'a dit en conférence de presse, et les joueurs l'ont confirmé : demain, pour gagner, il faudra un Furiani des grands soirs. C'est la réception de Nice, un derby méditerranéen dans la plus pure tradition. Ce sera un match engagé, chaud parfois, où le rughju di Furiani jouera sans conteste un rôle prépondérant dans le résultat final. 

Si chacun tire dans le même sens, joue à fond, et sans tricher, rééditer une performance égale voire supérieure à celle du mois de novembre à l'Allianz Riviera sera possible. Il faut laisser de côté pour cela toute lamentation, toute aigreur, tout remords, ne pas se concentrer sur les détails et n'avoir que la rage de vaincre comme motivation. À core turchinu, nulla hè impussibule !

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