Tout à gagner pour le Sporting à Guingamp

On a longtemps comparé l'En Avant Guingamp au Sporting Club de Bastia. Des petits clubs, aux petits moyens, avec une grande communauté de supporters. Côté Bastiais, 33 saisons en Ligue 1, une épopée européenne. A Guingamp, 10 saisons au plus haut niveau, et des titres nationaux récents. Toutefois, si Guingamp est une petite ville, plus petite encore que Bastia, on ne peut pas comparer les deux bassins démographiques sachant qu'à un peu plus d'une heure de route de la bourgade costarmoricaine, se trouvent des millions d'habitants et des agglomérations comme Rennes ou Brest. Bastia et la Corse sont bien les exceptions de ce championnat de Ligue 1 en termes de poids économique et de démographie, ne reposant que sur 300 000 âmes à 3h de route. Au-delà, quoi qu'il en soit, il faut prendre le bateau.

Cela dit, l'âme paysanne chez les rouge et noir est bel et bien présente, et ce club familial a su faire ce que beaucoup d'autres clubs n'ont pas encore réussi, unir les supporters et le tissu entrepreneurial local autour d'un modèle d'actionnariat atypique dans le monde professionnel. C'est aussi grâce à cette force et cette union autour des couleurs que depuis 2013, les "paysans", comme les surnomment leurs rivaux, enchaînent les saisons plus que correctes, allant même jusqu'à se créer un palmarès, en remportant deux Coupes de France ces dix dernières années, ce qui n'est pas une mince affaire tant les clubs comme le Paris Saint Germain ou Monaco écrasent toutes les compétitions en France. 

Aujourd'hui, Guingamp est tranquillement installé en milieu de tableau. 11èmes du championnat, les hommes d'Antoine Kombouaré se préparent une fin de saison paisible. Et la réception de Bastia ne les inquiète pas plus que cela, même s'ils furent défaits au match aller. Une défaite vite rattrapée par une victoire en coupe, un mois plus tard, pour les rouge et noir. sur le terrain de Furiani.

 Les Bleus sont dix-neuvième, et leur dernière victoire remonte à l'automne, un 17 décembre. Cette victoire, d'ailleurs, a eu lieu à l'extérieur. C'était à Rennes, en Bretagne. Et l'unique autre victoire hors de ses terres des Bastiais cette saison était elle aussi... en Bretagne, à Lorient, au mois d'août. A l'extérieur, une victoire en été, une victoire en automne, toutes deux en Bretagne. Samedi, nous serons en hiver, et nous jouerons encore dans la péninsule celte. Pour une fois, on aimerait bien dire jamais deux sans trois. È cusì sia !

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