Une des dernières cartouches

C'est à Fos-Sur-Mer que se jouera l'une des dernières chances du Sporting Club de Bastia de se maintenir au premier échelon national de football, face à Rennes. Un match délocalisé, à huis-clos : ce n'est malheureusement pas une première pour le SCB, mais ce n'est certainement pas ce scénario-là qu'avaient imaginé les joueurs et le staff il y a encore quelques semaines pour aborder une fin de saison avec le maintien en ligne de mire. C'est pourtant la réalité, il faut s'y résoudre et faire avec.

Les motifs de satisfaction ne sont pas légion, mais Rui Almeida pourra toutefois compter sur un groupe plus étoffé que la semaine dernière. Face à Bordeaux l'attaque était décimée : Crivelli interdit de jouer, Saint-Maximin blessé, absences venant s'ajouter à la longue liste des absents de plus ou moins longue date (Rose, Squillaci, Boulaya, Marange...). Les deux atouts majeurs des avant-postes bleus reprendront cette-fois ci leur place dans le groupe. Le vrai point noir ce samedi est l'absence d'Abdelhamid El-Kaoutari, suspendu en Gironde. Pour le reste, Rui Almeida aura la possibilité de construire une équipe compétitive.

Au classement, Bastia est évidemment en mauvaise posture. Quatre points de retard sur le relégable et le barragiste, cinq sur le premier non-relégable, et six sur Lorient, 16e, équipe qui était lanterne rouge durant une bonne moitié de championnat mais qui a arrive, à l'instar de Toulouse l'an dernier, à sortir ses tripes en bout de course pour aller arracher un maintien tant attendu. Il reste aujourd'hui quatre matchs au Sporting, peut-être cinq si la Ligue décide de rejouer la rencontre contre Lyon, pour espérer en faire autant. Si les espoirs sont minces, le groupe et le staff y croient toujours, comme l'indiquait Florian Raspentino à la presse en conférence d'avant-match. Du côté de l'entraîneur, on ne tergiverse pas : le seul objectif est d'engranger des points, peu importe les autres résultats, le contexte extra-sportif et les différents aléas de cette fin de saison difficile.

En cas de défaite et de résultats positif des autres équipes, Bastia pourra commencer à songer sérieusement à la Ligue 2. En cas de victoire, il restera sur le chemin des bleus Paris, Marseille et les fameux Lorientais. Sans revoir une seule fois Furiani. Autant dire que le chemin sera, en tout état de cause, compliqué. Mais les turchini n'abdiqueront pas, tant que la descente ne sera pas officielle, et maintiendront l'espoir jusqu'à la fin.

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