Une victoire en urgence !

Nul besoin de disséquer les statistiques, le goal average ou le nombre de corners pour comprendre qu'à la fin de cet automne 2016, le Sporting est en état d'urgence. Une urgence de points, de résultats. Lors de la dernière victoire des bleus, fin septembre contre Guingamp, nous étions à la septième journée de championnat. Donald Trump n'était pas encore président, Alain Juppé pouvait encore l'être, Fidel Castro et Pierre Tchernia étaient encore vivants, et nous étions encore en short. Aujourd'hui, c'est l'heure des cadeaux de noël, et le Sporting n'a engrangé que trois malheureux points dans l'intervalle. 11 poteaux et deux mois et demi plus tard, les hommes de François Ciccolini qui semblaient sereins dans ce début de championnat savent qu'il est désormais urgent de prendre trois points. Non pas de faire un match référence, de produire du beau jeu -on sait qu'ils en sont capables- mais uniquement d'engranger trois points, ceux d'un match enfin gagné. Ces semaines qui nous séparent de la dernière victoire paraissent être une éternité pour le groupe, le staff et les supporters. D'autant plus que sur les trois matchs restant avant la trêve, la réception de Metz ce samedi semble être la plus probable pour remplir la musette. Battre Rennes en Bretagne ne sera pas chose aisée, et la réception de l'OM sera tout sauf une partie de plaisir. On ne dira pas que c'est demain ou jamais, mais il serait vraiment de bon ton pour la suite des événements que cela arrive au plus vite. Metz est dans la tourmente après l'affaire du pétard sur Lopes, et s'il n'est pas dans nos habitudes de tirer sur les ambulances, la situation est telle qu'une escouade dans la tourmente peut s'avérer être l'invité idéal.  

Pourtant, on sait également que la situation n'est pas dramatique. Le contenu des matchs n'est pas mauvais, de l'avis de l'ensemble des observateurs. Les joueurs sont concernés, l'entraîneur tente des nouvelles tactiques avec un groupe sans cesse plus étoffé, où les blessés reviennent peu à peu. Seul Cahuzac, suspendu, sera absent. Abdelhamid El Kaoutari, que Ciccolini voit comme le "nouveau patron de la défense", est surmotivé, ainsi que tous ses coéquipiers. N'oublions pas que c'est avant tout une bonne dose de malchance qui a fait sombrer le club dans les abysses du classement, jusqu'à être aujourd'hui barragiste. Les séries sont faites pour s'arrêter : à savoir désormais si Metz sera la victime opportune pour remonter à la surface. 

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